Rock ravageur et groove robotique aux Eurockéennes

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Rock ravageur et groove robotique aux Eurockéennes

La 18e édition des Eurockéennes démarre fort avec les jeunes héros du rock et les robots les plus groovy de la galaxie.

C'est sous un soleil de plomb que les «métalleux» de Deftones ont fait leurs preuves après leur rendez-vous manqué de l'édition 2001. Les Arctic Monkeys ont ensuite relevé le niveau d'un cran en proposant un rock survitaminé. Malgré un léger problème technique, Dionysos a livré une très belle prestation grâce à la Synfonietta de Belfort. Les Strokes ont ensuite investi la grande scène pour délivrer un pur moment de rock'n'roll.

Ces garçons ont non seulement les vêtements et l'attitude mais ils ont surtout les chansons. Nick, digne descendant de Keith Richards, balance les riffs assassins comme il respire tandis que Julian, beau gosse de service, s'époumone avec fougue.

L'impatience régnait au moment ou les mots «human» et «robot» se sont mis a raisonner. Oui, ils sont là après huit ans d'absence, Daft Punk! Pendant plus d'une heure, ils ont enchaîné leurs tubes dans des versions actuelles. Le public, totalement hypnotisé par un light show phénoménal, hurlait sans cesse les slogans «vocoderisés» des deux robots.

Leurs hymnes immortels ont tous été passés en revue: du démentiel «Da Funk» jusqu'au terminal «Human After All». Au sommet de leur pyramide, ils ont envoyé leurs bombes pendant que des visages défilaient à toute vitesse pour un final magistral. Ils ont prouvé qu'ils étaient bel et bien humains, après tout.

Jérôme Burgener

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