Tennis: Roger Federer: «J’ai encore soif de grandes victoires»
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TennisRoger Federer: «J’ai encore soif de grandes victoires»

Le Bâlois, qui aura 40 ans cette année, a annoncé son retour au tournoi de Doha, en mars. Il nourrit encore de grandes ambitions. Extraits de l’interview accordée à la chaîne alémanique SRF.

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Sport-Center/AFP
Roger Federer aura-t-il encore l’occasion de remporter un grand trophée? C’est son but.

Roger Federer aura-t-il encore l’occasion de remporter un grand trophée? C’est son but.

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Roger Federer a donc annoncé son retour sur le circuit au tournoi ATP de Doha, du 8 au 13 mars, après plus d’un an d’arrêt et deux opérations au genou droit, a-t-il annoncé mardi à la radio alémanique SRF. «Pour la première fois, j’ai la sensation que mon genou est de nouveau prêt pour la compétition», a expliqué le champion suisse de 39 ans.

Pour l’ancien numéro 1 mondial, qui a fait une croix sur l’Open d’Australie pour la première fois de sa carrière, le tournoi qatari sera un test sur la route de Wimbledon, puis des Jeux olympiques de Tokyo, les deux grands objectifs de sa saison.

Le «Roi Roger» sort d’une «longue pause, trop longue», puisqu’il n’a disputé en 2020 qu’un seul tournoi en janvier, l’Open d’Australie, cédant en demi-finales face au futur vainqueur Novak Djokovic. «C’est ma première tentative de revenir sur un tournoi. C’était donc important, pour l’équipe comme pour moi, que ce soit un petit tournoi et pas un grand, avec tout le stress que ça implique», a-t-il développé.

«J’aimerai jouer au tennis à vie»

«Il faut être prêt, mentalement et physiquement, à enchaîner cinq matches en cinq jours», a poursuivi le vétéran du circuit, qui visait initialement un retour à l’automne dernier. Federer, toujours 5e au classement mondial, a tout gagné... sauf la médaille d’or olympique en simple (il a remporté l’or en double avec Stan Wawrinka à Pékin en 2008, et l’argent en simple à Londres en 2012).

Mais, depuis son 20e titre record en Grand Chelem, en Australie début 2018, il n’a plus joué qu’une finale majeure, en 2019 dans son jardin de Wimbledon, où il a eu deux balles de match face à Novak Djokovic avant de s’incliner.

«J’ai encore soif de grandes victoires, a ajouté Federer. Et pour cela, je suis prêt à suivre le long et difficile chemin qui y mène. J’aimerai jouer au tennis à vie. Au cours des derniers mois, j’ai beaucoup donné en matière de condition physique ou de réhabilitation. Mais je l’ai fait avec plaisir, même si c’était une épreuve difficile à traverser.»

Federer prévoit aussi de jouer sur terre battue

Dans son interview à la SRF, Roger Federer s’est laissé aller à quelques confidences tous azimuts. Florilège.

Sur sa saison 2021: si son genou tient le choc à Doha, le Bâlois se verrait bien faire «encore un tournoi» dans la continuité, avant un bloc de travail de condition physique au printemps. «J’aimerais bien aussi rejouer sur terre battue, ajoute-t-il. Le tout en prévision, évidemment, des tournois de Halle, de Wimbledon, des Jeux olympiques et de l’US Open.»

Sur son forfait à l’Open d’Australie: «J’ai longuement réfléchi à la date et au lieu de mon retour. Mais en fonction de l’état de mon genou, l’Open d’Australie arrivait trop tôt. Cela m’a fait mal de devoir y renoncer. Melbourne est un des endroits où j’aime le plus jouer.» Federer n’a jamais manqué le tournoi australien depuis 23 ans…

Sur ce qu’a été sa vie sans tennis: «Je pensais que je ne serais pas trop «accro» à l’actualité sportive, et que je serais concentré sur mes enfants et ma rééducation. Mais j’ai été surpris: j’ai toujours suivi les résultats sportifs et regardé des matches. Et cela, c’est une chose que je ne fais pas quand je suis engagé à un tournoi.»

Sur son futur: «Je me réjouis d’aller skier avec mes enfants et avec Mirka (ndlr: son épouse). Mais aussi me promener, jouer au basket ou commencer le hockey sur glace. J’ai encore tellement de rêves! Mais pour cela, j’aurai besoin d’un corps en bonne condition. Je ne veux pas aller dans le mur après ma carrière de tennisman.»

Sur sa situation familiale: «Aujourd’hui, j’ai plus le rôle d’un quarterback (ndlr: position au football américain), d’un organisateur. J’ai pu me rendre compte pendant ces treize mois sans compétition que je savais exactement ce que faisaient mes quatre enfants. Je crois que je suis devenu le vrai chef de famille.»

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