Tennis - Roger Federer: «J’aimerais rejouer ici un jour»
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TennisRoger Federer: «J’aimerais rejouer ici un jour»

«Très déçu» et «horriblement fatigué» après sa défaite en quarts de finale de Wimbledon, le Bâlois a confirmé son envie de continuer à jouer. Mais pas forcément à Tokyo.

par
Jérémy Santallo
Roger Federer a mis tranquillement des mots sur sa «très grande déception» après sa défaite face à Hubert Hurkacz, mercredi à Wimbledon.

Roger Federer a mis tranquillement des mots sur sa «très grande déception» après sa défaite face à Hubert Hurkacz, mercredi à Wimbledon.

AFP

Quelles étaient vos émotions à la fin de la rencontre, en quittant ce court sous cette formidable ovation?

C’était dur. Notamment les derniers jeux, lorsque j’ai senti que je ne pourrais pas revenir dans la partie. Je ne suis pas vraiment habitué à ce type de situation, surtout ici à Londres. Mais oui, le public a été incroyable et l’ovation fantastique. J’ai adoré; c’est d’ailleurs pour cela que je joue encore. C’était cool de pouvoir évoluer dans un stade plein à 100%. Malheureusement, ils sont les témoins d’une défaite en trois sets. Dans l’ensemble, je leur suis très reconnaissant pour tout le soutien que j’ai reçu au fil des ans. C’était encore spécial aujourd’hui (ndlr: mercredi), même si la fin était difficile à vivre, bien sûr.

Était-ce la dernière fois qu’on vous voyait sur le Centre Court?

Je ne sais pas, vraiment. Je dois y réfléchir. Lors de la dernière année, mon objectif a toujours été de disputer un autre Wimbledon et je suis très heureux d’y être parvenu. Comme je l’avais dit, il est temps de nous asseoir et de parler de la suite, maintenant que le tournoi est terminé. Je vais prendre quelques jours. On en parlera peut-être un peu ce soir, selon comment je me sens, et bien sûr plus tard. Je n’ai encore pris aucune décision pour les Jeux olympiques. On va partir de là: que dois-je faire pour être dans une meilleure forme et être plus compétitif? Car je dois absolument être un meilleur joueur si je veux avoir une chance au plus haut niveau. Les meilleurs, Felix (Auger-Aliassime) à Halle et (Hubert) Hurkacz, me l’ont rappelé. Cela devient compliqué quand c’est difficile pour moi physiquement. Mais je suis très content d’avoir été aussi loin et d’avoir pu jouer Wimbledon à ce niveau, après tout ce que j’ai traversé. Évidemment que j’aimerais rejouer ici, mais à mon âge, on n’est jamais sûr de ce qui se trouve au coin de la rue.

La retraite est-elle donc une possibilité dans un futur immédiat?

Non, il s’agit surtout de poser à plat les différentes perspectives. Tu sais que tu as besoin d’un objectif quand tu traverses une phase de réhabilitation comme je l’ai vécue. Tu ne peux pas penser à gravir la montagne en une fois. Tu dois y aller étape par étape. Wimbledon était ma première grande étape. Pour moi, maintenant que c’est terminé, il faut tout réévaluer. Ce qui va bien, ce qui est allé moins bien? Où en est le corps, le genou, l’esprit? Comme vous pouvez le voir, cela aura été une lutte pour moi et un effort supplémentaire à chaque fois, que les choses se sont compliquées contre Felix (Auger-Aliassime) à Halle ou (Hubert) Hurkacz ici. Je savais que ça allait être très dur, pour être franc. Je vais parler à l’équipe, prendre mon temps pour prendre la bonne décision, celle que j’ai envie de prendre et avec laquelle je me sens le plus confortable. Mais non, j’espère que la retraite ne sera pas d’actualité. Le but, c’est de jouer (sourire).

Avec tout ce que vous avez vécu ces 18 derniers mois, cette défaite est-elle plus facile ou plus difficile à encaisser?

Bonne question; je n’en sais trop rien. J’étais très déçu sur le moment et je le suis toujours. Mais en même temps, on est toujours soulagé d’un gros poids lorsqu’un tournoi se termine. Que l’objectif soit atteint ou pas ne change pas grand-chose, je me sens libéré de ce poids et horriblement épuisé. En fait, je pourrais aller faire une sieste là. Voilà comment je me sens, aussi drôle que cela puisse paraître. Tu donnes tout ce que tu as et, lorsque c’est fini, tu as juste envie de dormir. Pour la suite, j’ai vécu beaucoup de belles choses ces dernières semaines au regard de mes 18 derniers mois. Je commence à me connaître: au début, je suis très dur avec moi-même et, après quelques heures, peut-être quelques jours, je serai redevenu moi-même. Tout ira mieux.

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