Actualisé 24.06.2013 à 12:39

Wimbledon

Roger Federer: «Je ne m'attarde pas sur le tirage»

Le Bâlois entame lundi, face au Roumain Victor Hanescu (14h), la défense de son titre sur le gazon de Wimbledon.

de
Oliver Dufour, Londres
Le Bâlois pourrait obtenir un 8e succès historique, ce qui lui permettrait de dépasser Pete Sampras.

Le Bâlois pourrait obtenir un 8e succès historique, ce qui lui permettrait de dépasser Pete Sampras.

Le septuple vainqueur du tournoi londonien part avec les faveurs de la cote contre le Roumain, qu'il a dominé dans leurs 5 confrontations directes. Ensuite, dès les quarts, le Bâlois pourrait devoir affronter dans l'ordre Nadal, Murray et Djokovic.

Que pensez-vous de votre tirage

Il est très difficile avec Rafa en quarts, mais j'essaie de ne pas m'y attarder, sinon je deviens fou. Gagner des Grand Chelem n'est pas censé être simple. Si tu veux le faire, tu dois battre les meilleurs. Je suis ici pour ça.

Par rapport à votre premier succès, en 2003, êtes-vous plus serein?

Il y a dix ans j'avais incroyablement peur de perdre encore au premier tour. Il y avait beaucoup de pression, je devais prouver ma valeur. Depuis cette époque, mes nerfs se sont calmés chaque année un peu plus.

Avez-vous changé votre approche de l'entrée en matière?

Non, je me prépare de la même façon. L'horaire de 13h (ndlr: 14h en Suisse) est un peu différent. J'ai plus l'habitude de jouer en soirée. Je devrai me lever plus tôt. Il s'agira d'être bien réveillé et d'avoir envie. C'est un honneur d'ouvrir le tournoi.

Votre dernier match ici est en réalité la finale olympique, perdue contre Murray. En retirez-vous quelque chose?

Pas tant de la finale, mais peut-être du reste du tournoi. J'avais eu une bonne saison sur gazon. C'est ça que je regarde, ainsi que la semaine dernière à Halle. Il faut voir le tableau dans son ensemble. Si je devais jouer Andy, je revisiterais ce match, mais pas maintenant.

Djokovic a évoqué le ralentissement de la surface, ces dernières années. Le déplorez-vous aussi?

Je regrette que ça soit le cas un peu partout, pas juste ici. Et les styles de jeu se sont adaptés en fonction. Il n'y a jamais eu autant de joueurs de fond de court que lors des 10-15 dernières années, je crois. Le ralentissement n'incite plus à se porter vers l'avant. Tout devient plus prévisible. C'est un peu dommage, j'aurais aimé voir plus de joueurs hors de leur zone de confort. Dans le top 20 actuel, vous n'en trouverez aucun à propos duquel vous vous dites: Ce gars ne sait pas jouer sur gazon du tout. Maintenant vous pouvez avoir le même jeu sur terre, sur gazon, sur dur... Ce qui n'était pas vraiment le but des surfaces différentes, à l'origine.

Si les conditions étaient restées les mêmes depuis vos débuts, votre carrière sur herbe aurait-elle été très différente?

Je ne sais pas. Il y aurait sans doute eu des affiches plus dangereuses un peu partout. De nos jours, j'ai l'impression qu'on atteint toujours l'objectif en étant physiquement prêt et avec de la constance. Avant le match pouvait se décider en quelques coups ici et là. Je serais probablement un joueur différent, aussi. Je jouerais sans doute plus le service-volée, par exemple.

Que pensez-vous du parcours de Wawrinka à Bois-le-Duc?

Ça m'a fait plaisir. C'est dommage que «Stan» n'ait pas pu gagner. Mais il va arriver très bien préparé. Après, jouer Hewitt ici, c'est fou. J'espère qu'il y arrivera.

L'avez-vous conseillé?

Je lui avais donné plein de conseils en Coupe Davis en Australie (ndlr: en 2011). S'il le veut, il peut venir vers moi. Il le sait. Mais attention à ne pas lui en donner trop. Il a son propre fond de jeu et il sait ce qu'il a à faire.

Une montagne pour débuter

Stanislas Wawrinka n’aura pas la tâche facile lors de son entrée en lice aujour­d’hui. Le Vaudois jouera le 3e match sur le court No 1, contre Lleyton Hewitt. Les deux viennent de prouver leur forme. «Stan» s’est incliné samedi en finale à Bois-le-Duc (PB) contre Nicolas Mahut. Quant à l’Australien, 32 ans, il a tenu jusqu’en demi-finale au Queen’s, battu par Marin Cilic, une semaine plus tôt. Wawrinka, qui mène 2-1 dans les confrontations directes, s’est imposé lors des deux dernières: en 2011 en Coupe Davis, sur herbe, puis en mars dernier à Indian Wells (USA), sur dur. Mais il devra se méfier de «Rusty», dont le palmarès sur gazon est éloquent: avec plus de 77% de succès (115 victoires, 34 défaites), il est le 2e mieux classé des joueurs actifs, derrière Federer (121-17).

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