Actualisé 18.12.2013 à 07:40

France

Roger Hanin porte plainte contre les Mitterrand

Roger Hanin, a demandé mardi en justice le remboursement de 300'000 euros prêtés à Danielle Mitterrand pour payer la caution de son fils Jean-Christophe dans l'affaire de l'Angolagate.

Roger Hanin, Jean-Christophe Mitterrand, fils de l'ancien président français et Danielle Mitterrand sa mère en 2002.

Roger Hanin, Jean-Christophe Mitterrand, fils de l'ancien président français et Danielle Mitterrand sa mère en 2002.

«On a tout essayé, en vain», pour obtenir à l'amiable le remboursement de 1,5 million de francs français de l'époque (280'000 fr. suisses), puis 400'000 francs français (70'000 fr. suisses) prêtés à Danielle Mitterrand, qui cherchait alors à réunir l'argent pour régler la caution -«rançon» avait-elle dit- de 5 millions de francs français (925'000 fr. suisses) de son fils, brièvement incarcéré fin décembre 2000 et libéré en janvier 2001, a plaidé Me Olivier Pardo, avocat de Roger Hanin.

L'acteur a donc «de guerre lasse» assigné les fils de l'ancien président, Gilbert et Jean-Christophe, demandant par ailleurs le remboursement d'un dernier prêt, de 250'000 francs français (45'000 fr. suisses), consenti à titre personnel à ce dernier, pour renflouer une affaire de pêcherie qu'il avait monté en Mauritanie.

Me Pardo a estimé que c'était une «loi d'honneur que de rembourser ceux qui vous ont aidé quand vous étiez dans la difficulté». En l'absence de tout écrit, hors un projet de reconnaissance de dette, Me Pardo estime que l'on se trouve dans «un cas d'école d'impossibilité morale» de demander dans un moment si difficile un écrit à «sa belle-soeur, à l'épouse d'un président de la République et à une grande dame par elle-même».

«Tout ça, c'est du cinéma», réplique Me Jean-Pierre Versini-Campinchi, pour les frères Mitterrand. Et d'assurer que «de 2001 à janvier 2013, il n'y a eu aucun commencement de début de demande» de remboursement, et «qu'on a commencé à vous réclamer de l'argent quand M. Hanin, 88 ans, a été placé sous curatelle» de sa fille Isabelle.

Il insiste sur une «jurisprudence constante»: «Si vous exigez le remboursement, il vous appartient d'apporter la preuve de l'obligation à rembourser.» Or, en l'espèce, soutient-il, si Roger Hanin et la tante de Jean-Christophe Mitterrand «avaient eu le sentiment que cet argent devait être restitué», ils l'auraient demandé. Le tribunal a mis son jugement en délibéré au 4 février. (afp)

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