16.09.2020 à 15:37

CyclismeRoglic distance Pogacar

Le maillot jaune a pris la deuxième place de la 17e étape du Tour de France, mercredi au sommet du col de la Loze, derrière le vainqueur du jour Miguel Angel Lopez.

Primoz Roglic dans les pentes du col de la Loze.

Primoz Roglic dans les pentes du col de la Loze.

AFP

Avantage à Primoz Roglic sur Tadej Pogacar: le match attendu entre les Slovènes a tourné en faveur du maillot jaune dans la 17e étape du Tour de France, remportée par le Colombien Miguel Angel Lopez, mercredi, dans le site majestueux du col alpestre de la Loze.

A l’altitude de 2304 mètres, le point le plus haut de ce 107e Tour, Roglic a distancé de 15 secondes Pogacar, dans un final au couteau sur des pentes vertigineuses.

«Les 4 derniers kilomètres étaient un enfer»

Primoz Roglic

«C’était complètement fou à la fin!», s’est exclamé le porteur du maillot jaune, plus que jamais favori de la course. «On est heureux quand on arrive au sommet. Les 4 derniers kilomètres étaient un enfer!» Au classement général provisoire, Roglic a porté son avance sur Pogacar de 40 à 57 secondes, bonification comprise, à quatre jours de la conclusion à Paris.

«On rêve de ce genre de journées mais on ne peut pas le prévoir», s’est félicité le vainqueur du jour, Miguel Angel Lopez, qui a accédé à la troisième place du classement, à près d’une minute et demie de Roglic.

Sous les yeux du président Emmanuel Macron, qui a assisté au final dans la voiture de François Lemarchand, les coureurs sont arrivés un par un au bout de cette montée inédite, sur la piste goudronnée depuis l’an passé qui relie Courchevel à Méribel (Savoie). Lopez, parti à l’avant dans les 3 derniers kilomètres, a précédé Roglic de 15 secondes. Mais, pour le Slovène qui a distancé Pogacar dans les 1700 derniers mètres, l’essentiel était bien de devancer son cadet.

La résistance de Carapaz

Tout s’est joué comme attendu dans l’interminable ascension finale, longue de 21,5 kilomètres et extrêmement pentue dans sa partie finale au-dessus de la station de Méribel.

Julian Alaphilippe, l’Equatorien Richard Carapaz et l’Espagnol Gorka Izagirre, les trois rescapés de l’échappée lancée dès la première demi-heure, ont successivement été rejoints dans cette montée. Ils étaient passés au sommet de la Madeleine (Km 107,5), la première ascension classée hors catégorie du jour, avec une avance limitée à une minute et demie sur le premier peloton mené par les équipiers de l’Espagnol Mikel Landa et fort d’une trentaine d’unités.

La Bahrain de Landa a poursuivi l’effort en tête de ce groupe jusqu’à Méribel, ce qui a eu pour effet de permettre aux Jumbo de Roglic de s’économiser et de rester dans les roues. Carapaz, le dernier à résister, a tenu bon longtemps. Le vainqueur du dernier Giro a même accru son avantage à moins de 5 kilomètres de l’arrivée. Mais il a fini par buter sur la succession de petits lacets aux pourcentages très sévères et a été dépassé à 3 kilomètres de l’arrivée, suite à une accélération de Miguel Angel Lopez accompagné par le dernier lieutenant de Roglic, l’Américain Sepp Kuss.

La «première» de Superman Lopez

Le Colombien, qui est surnommé «Superman» dans son pays, a enlevé son premier succès d’étape dans le Tour qu’il découvre cette saison à l’âge de 26 ans. Le chef de file de l’équipe Astana, dirigée par le Kazakh Alexandre Vinokourov, est déjà monté sur le podium du Giro et de la Vuelta (3e à chaque fois).

Pour la Colombie, qui a enregistré son deuxième succès depuis le départ après celui de Daniel Martinez au Puy Mary dans la 13e étape, la journée avait beaucoup plus mal commencé: Egan Bernal, le vainqueur sortant, a quitté le Tour avant le départ de Grenoble, à la demande de son équipe Ineos qui entend le ménager. Défaillant dimanche dernier dans le Grand Colombier, il avait reculé au classement jusqu’à la 16e place à près de 20 minutes du maillot jaune.

Stefan Küng n’a pas pris non plus le départ de cette étape. Le Thurgovien a préféré se préserver dans l’optique des Mondiaux qui débuteront le 25 septembre.

Jeudi, la dernière journée dans les Alpes comporte trois classiques (Cormet de Roselend, Saisies, Aravis) et une montée très rarement empruntée et très raide, pour accéder au Plateau des Glières, dans la 18e étape longue de 175 kilomètres entre Méribel et La Roche-sur-Foron.

(AFP)

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5 commentaires
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Dr Fuentes

17.09.2020 à 11:13

Un des deux a forcément une meilleure potion magique.

LeCovidé

17.09.2020 à 07:52

Après Armstrong voilà Roglic et Pogacar

La Vie est Belle

16.09.2020 à 15:38

Chers Lecteurs une bonne nouvelle trouvée il y a peu dans des commentaires. Mustapha Ghazzal s'en va du 20 min car il est censuré. Il va faire ses commentaires inutiles sur le Matin. Ça mérite un article complet ça. Je sors le Champagne 🍾🍾🍾