Roland-Garros derrière lui, Federer est prêt pour Wimbledon

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Roland-Garros derrière lui, Federer est prêt pour Wimbledon

Alors que Roger Federer part lundi en quête d'un sixième titre à Wimbledon, les prédictions de fin de règne fusent de toutes parts. Pas de quoi toutefois perturber, du moins en apparence, le principal intéressé.

Lors de sa conférence de presse d'avant tournoi, Federer a expliqué ne pas écouter ce qui se racontait à son propos et ne pas lire les journaux. En champion des positiveurs, il a préféré dire les choses comme il les voyait lui-même: «Je me sens clairement comme le grand favori pour Wimbledon.»

Même la pique de Björn Borg, qui estime que Federer est officieusement tête de série no 3 de Wimbledon derrière Nadal et Djokovic, n'a pas fait tiquer le Bâlois. «Il avait vanté mon jeu à l'époque, aujourd'hui il se montre plus critique. C'est son avis», a-t-il commenté. «Cela ne m'a pas déçu qu'il ait dit ça, ni affecté. J'ai été surpris, c'est tout.»

Roland-Garros oublié

Les progrès fulgurants de Nadal sur gazon ne l'ont pas fait davantage cogiter: «Ce n'est pas une surprise que Rafa marche bien sur gazon. Je m'attendais à sa victoire au Queen's, où il avait bien réussi ces dernières années. De plus, je l'ai affronté assez souvent sur gazon pour savoir à quel point il est fort sur cette surface.»

Et le contrecoup de la déculottée en finale de Roland-Garros, infligée par ce même Nadal ? «Pour être honnête, je n'y ai pas beaucoup pensé», a lâché Federer. «C'est plus facile d'oublier ce genre de défaite en finale que, par exemple, celle à Rome contre Rafa quand j'avais eu deux balles de match (réd: en 2006).»

Quant à son tableau, qui lui réservera dès les premiers tours des matches piégeux, Federer a reconnu qu'il s'agissait d'»un tirage difficile.» Avant d'ajouter, comme pour couper court à toute allusion sur une éventuelle appréhension: «Mais j'ai déjà connu ça lors de précédentes éditions, quand j'avais dû affronter dès les premiers tours des joueurs comme Gasquet ou Henman.»

Phase charnière

Certains ont aussi vu un début de fragilité dans sa façon de prendre ses distances avec les médias ces derniers mois. Théorie que le Bâlois dénie: «C'est vrai que j'ai un peu moins cotôyé la presse que d'habitude. Mais c'est parce que j'y avais consacré beaucoup de temps ces dix dernières années. Aujourd'hui, je parle déjà beaucoup lors des conférences de presse officielles, et j'ai l'impression que ça suffit pour dire ce que j'ai à dire.»

Malgré toutes ses récusations, le numéro un mondial a reconnu que sa saison entrait dès lundi à Londres dans une phase charnière: «Le plus important est à venir pour moi avec Wimbledon, puis les Jeux olympiques et l'US Open. C'est seulement après ces trois rendez-vous que l'on pourra juger de la réussite de mon année.»

Interrogé sur ses meilleurs souvenirs à Wimbledon, Federer a jeté son dévolu sur sa première victoire en 2003, qui «restera toujours unique et spéciale.» Reste que d'autres émotions fortes l'attendent du côté de Church Road: «Tout dépendra des circonstances, comme l'an dernier quand j'avais dû batailler en cinq sets en finale pour battre Rafa. Il y aura peut-être encore quelque chose d'unique cette année, qui sait.»

(ats)

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