Formule 1: Romain Grosjean chef de file des pilotes de demain
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Formule 1Romain Grosjean chef de file des pilotes de demain

Leader de la série GP2 après le week-end de Barcelone où il a terminé premier et deuxième des deux courses organisées dans la cité catalane, Romain Grosjean a pris date.

Quatrième du GP2 l'an passé et déjà pilote essayeur pour Renault F1, Romain Grosjean a remporté la course longue samedi après avoir réalisé la pole position vendredi et a terminé deuxième de la course sprint du dimanche. Avec un total de 18 points engrangés, il précède de huit unités ses dauphins au classement général, le Belge Jérôme d'Ambrosio et l'Italien Edoardo Mortara.

Créée en 2005, la série GP2 se veut un tremplin pour l'épreuve- reine des sports mécaniques. Les pilotes ont en main des bolides de plus de 600 chevaux, soit une petite centaine de moins que les Formule 1. Les temps au tour sont une dizaine de secondes plus lents que ceux des F1, ce qui est déjà très rapide.

Les meilleurs sont régulièrement appelés à l'échelon supérieur. Sébastien Buemi, sixième en 2008 au volant d'une GP2 peu véloce, est l'unique rookie de la Formule 1 cette année. Bruno Senna, neveu du légendaire Brésilien et deuxième du Championnat GP2, fut un temps pressenti pour l'accompagner chez Toro Rosso, puis chez Honda F1, devenue Brawn GP.

Lutte féroce

Jusqu'à cette année, le champion de GP2 avait toujours fait le grand saut. Timo Glock, titré en 2007, accompagné par Kazuki Nakajima, Lewis Hamilton (sacré en 2006) et Nico Rosberg (2005), rejoints par Heikki Kovalainen et Nelson Piquet ont tous signé en F1, pour y connaître des fortunes diverses. Seul l'Italien Giorgio Pantano, pourtant champion en titre, n'a pas connu cette chance, vraisemblablement à cause de son âge (il a 29 ans).

En 2009, Grosjean, par ailleurs Champion de la série GP2 Asia, cousine du GP2 en 2008, Maldonado (cinquième l'an passé) ou encore Petrov (septième) seront les principaux favoris.

Lors de chacun des dix week-ends de Grand Prix européen, les GP2 disputent deux courses. Après des qualifications le vendredi, une première manche longue se déroule le samedi, d'environ une heure et quart, avec un arrêt aux stands obligatoire. Les huit premiers marquent des points.

Le dimanche, une course «sprint» d'environ 45 minutes ne voit que les six premiers inscrire des points. L'ordre de départ de cette seconde manche est déterminé par le classement de la veille, avec inversion des huit premières places: le vainqueur du samedi part huitième le dimanche, le deuxième s'élance septième, etc.

Deux points sont octroyés à l'auteur de la pole position le vendredi. Dans chaque course, le pilote ayant réussi le tour le plus rapide marque un point s'il termine dans les dix premiers.

(ats)

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