Hockey – NHL: Roman Josi et les Predators en veulent plus

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Hockey – NHLRoman Josi et les Predators en veulent plus

La finale de la Conférence Ouest débute vendredi à Anaheim. Les Predators n'auront pas l'avantage de la glace.

«Les gens ne pourront plus dire que Nashville n'est pas une véritable ville de hockey», se réjouit Roman Josi.

«Les gens ne pourront plus dire que Nashville n'est pas une véritable ville de hockey», se réjouit Roman Josi.

Keystone

L'histoire de Nashville s'écrit en «Bärndütsch». Pour la première fois qualifiés en finale de la Conférence Ouest de NHL, les Predators des Bernois Roman Josi et Yannick Weber s'attaquent dès vendredi à Anaheim. «Cette finale représente un cap très important pour notre franchise. Mais nous ne voulons pas nous arrêter là. Nous ne sommes qu'à mi-chemin de notre grand objectif, la Coupe Stanley», prévient Roman Josi, cité sur le site de la NHL.

Si l'ancien junior du CP Berne se montre aussi déterminé, c'est que rien ne résiste jusqu'ici à son équipe durant ces play-off. Les Predators ont balayé au 1er tour la meilleure formation de la saison régulière dans la Conférence Ouest, les Chicago Blackhawks (4-0), avant d'écarter les St-Louis Blues (4-2). Jamais encore la franchise du Tennessee n'était allée aussi loin en 19 ans d'existence. «Les gens ne pourront plus dire que Nashville n'est pas une véritable ville de hockey», se réjouit Roman Josi.

Membre des «Preds» depuis 2011, le défenseur bernois y est pour beaucoup dans le parcours historique du club. Pourtant habitué aux statistiques élogieuses, il est plus omniprésent que jamais durant ces play-off, comme en témoignent son temps de jeu (plus de 25 minutes en moyenne) et sa production offensive (4 buts et 4 assists en 10 matches).

Loué par les observateurs pour sa vitesse de patinage et sa vision du jeu, Roman Josi refuse néanmoins de se mettre en avant. «C'est grâce à notre système de jeu que les défenseurs peuvent se mettre en évidence et participer à l'animation offensive», explique celui qui, avec Ryan Ellis, P.K. Subban et Mattias Ekholm, forme le quatuor de défenseurs le plus redoutable du moment en NHL.

Un travail d'équipe

Freiné par une commotion cérébrale en janvier, Roman Josi est revenu encore plus fort pour la fin de saison, peut-être même plus fort que jamais. «Ça, je ne peux pas le dire. Par contre, ce qui est certain, c'est que l'ensemble de l'équipe a réussi à élever son niveau de jeu pour les play-off», souligne-t-il, interrogé par le Blick.

«Regardez par exemple mon compère bernois Yannick Weber. Son travail en défense dans notre troisième bloc est discret mais remarquable», souligne-t-il. Un travail de l'ombre symbolisé par une action au cours du dernier match face à St-Louis, lorsque le natif de Morges a poussé Ryan Johansen dans le dos, donnant l'élan nécessaire au Canadien pour partir seul au but et marquer le 2-1.

Roman Josi n'oublie pas non plus d'associer le troisième Suisse des Predators, Kevin Fiala, à cette épopée historique. «Avant de se blesser (réd: fracture du fémur lors du premier match à St-Louis), Kevin a joué un rôle clef dans notre entame de play-off», rappelle-t-il à propos du St-Gallois, auteur de deux buts face à Chicago, dont celui de la victoire en prolongation dans l'acte III.

Retrouvailles avec les Ducks

Fier de l'esprit de corps de ses Predators, Roman Josi tient aussi à souligner l'importance des supporters du club. «Nos fans mettent une ambiance incroyable dans notre patinoire. Ils nous 'boostent' et ce n'est pas pour rien que nous sommes invaincus à domicile durant ces play-off», a-t-il relevé après la qualification face à St-Louis, acquise dans une Bridgestone Arena bondée avec plus de 17'000 partisans, quasiment tous vêtus de jaune, la couleur de la franchise.

Avant de retrouver leur bouillant public, les Predators devront disputer vendredi et dimanche les deux premières rencontres de leur finale de Conférence à Anaheim. Les deux clubs s'étaient déjà affrontés l'an dernier au 1er tour des play-off, et Nashville l'avait emporté au septième et ultime match. Une issue dont rêvent à nouveau Roman Josi et ses coéquipiers, bien décidés à continuer d'écrire l'histoire dans le Tennessee. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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