Attentats en Italie: Rome tente une explication sur le choix des cibles

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Attentats en ItalieRome tente une explication sur le choix des cibles

Les cibles des attentats contre les ambassades de Suisse et du Chili à Rome n'ont pas été choisies par hasard, estime un sous-secrétaire italien à l'Intérieur.

«L'identification des objectifs n'est pas un hasard», déclare ole sous-secrétaire à l'Intérieur Alfredo Mantovano dans un entretien publié vendredi par le quotidien «Il Giornale». Outre les raisons évoquées pour les violences contre la Suisse, il explique la cible chilienne par le décès en 2009 de l'anarchiste Maurizio Morales.

«Il est entré dans le panthéon du mouvement» alors que les autorités chiliennes ont été pointées du doigt «parce qu'elles ont été tenues pour responsable» de son décès, affirme-t-il aussi.

Selon lui, les anarchistes liés à des mouvements insurrectionnels sont quelques centaines en Italie et sont réunis dans différents «sigles», tous observés par les services de sécurité.

Revendiqué

Deux colis piégés ont explosé jeudi à Rome dans les ambassades de Suisse et du Chili, faisant un blessé dans chaque représentation diplomatique. Un Suisse de 53 ans a été grièvement touché aux mains. Ces attentats ont été revendiqués par un groupe anarchiste, la Fédération anarchiste informelle (FAI).

Plusieurs anarchistes italiens sont actuellement incarcérés en Suisse. Parmi eux figurent trois militants - deux Italiens et un Suisse résidant dans la Péninsule - arrêtés le 15 avril à Zurich et soupçonnées d'avoir préparé une attaque à l'explosif contre le siège suisse d'IBM à Rüschlikon (ZH).

Peut également être cité l'»écoterroriste» suisse Marco Camenisch, arrêté en Italie en 1991 et condamné pour l'assassinat d'un douanier à Brusio (GR). (ats)

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