Actualisé 23.10.2012 à 07:36

Présidentielle américaine

Romney et Obama face à la politique étrangère

Barack Obama et Mitt Romney ont débattu intensément sur la puissance militaire américaine, la situation au Proche-Orient ou encore le programme nucléaire iranien lors de leur ultime débat lundi soir.

Le président démocrate, qui a vu son adversaire républicain revenir à sa hauteur dans les intentions de vote, est rapidement passé à l'offensive Lors de ce face-à-face vif, parfois tendu. Le débat s'est déroulé sur le campus de l'université Lynn de Boca Raton à 75 km au nord de Miami. Le scrutin se tiendra le 6 novembre.

Barack Obama, arrivé avec l'avantage de son statut de commandant en chef au cours des quatre dernières années, a accusé Mitt Romney d'avoir une vision datée du monde et de faire preuve d'incohérence dans ses déclarations en matière de politique étrangère.

Moins de chevaux

Mitt Romney a ainsi reçu une réplique cinglante du président sortant à propos des dépenses militaires. Le républicain a pris l'exemple de l'état de l'US Navy pour justifier les 2000 milliards de dollars de plus qu'il entend allouer sur 10 ans à l'armée.

«Notre marine n'a jamais été aussi réduite depuis 1917. Elle dit qu'elle veut 313 navires pour mener ses missions. Nous en sommes à 285», a plaidé M. Romney. Une argumentation qui dénote un manque de connaissance sur les forces armées, s'est moqué M. Obama. «Vous avez mentionné le nombre inférieur de navires par rapport à 1916. Eh bien, gouverneur, nous avons également moins de chevaux et de baïonnettes.»

Faiblesse

Le candidat républicain a lui reproché au président démocrate de faire preuve de faiblesse sur la scène internationale.

Il a affirmé que la politique de Barack Obama à l'égard du Moyen- Orient et du l'Afrique du Nord n'avait pas empêché la résurgence de la menace d'Al Qaïda dans la région. Il a ainsi félicité son adversaire démocrate «d'avoir éliminé Oussama ben Laden et avoir combattu la direction d'Al-Qaïda. Mais ce n'est pas seulement en tuant qu'on s'en sortira».

«En matière de politique étrangère, on dirait que vous voulez importer les politiques des années 1980», a encore ironisé M. Obama, en relevant que M. Romney avait qualifié la Russie de plus grand ennemi des Etats-Unis, une survivance de la Guerre froide selon le président.

Barack Obama a aussi eu recours à l'émotion en racontant sa conversation avec une orpheline du 11-Septembre après l'élimination d'Oussama ben Laden.

Points d'accord

A plusieurs reprises, les deux candidats ont trouvé des points d'accord comme lorsqu'ils se sont érigés en défenseurs d'Israël et ont mis en garde l'Iran au sujet de son programme nucléaire. L'Europe n'a en revanche jamais été abordée lors de ce débat de 90 minutes.

«En tombant d'accord (avec Obama) sur des points importants de politique étrangère, Romney a joué le prudence ce soir et a essayé de déplacer la conversation vers des sujets économiques sur lesquels il pense être plus fort», a estimé Dotty Lynch, professeur de communication à l'American University (Washington DC).

La politique étrangère, contrairement à l'économie, n'est pas considérée comme un facteur décisif dans le choix des électeurs américains, sauf situation grave.

Les candidats reprendront mardi matin leur campagne. Le président a notamment prévu de se rendre dans six Etats entre mardi et jeudi, de la Floride à l'Ohio en passant par le Colorado, le Nevada, la Virginie et l'Illinois où il votera en avance jeudi. Mitt Romney se rend dans le Nevada et le Colorado mardi, et l'Iowa mercredi.

(Source: Youtube) (ats)

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