Bière: Rougeole: l'armée aurait tardé à réagir
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BièreRougeole: l'armée aurait tardé à réagir

La soeur d'une recrue malade s'étonne que les collègues de son frère n'aient pas été mis en quarantaine.

par
Carole Pantet

Lundi 9 mars, Thomas* est entré à l'école de recrues un peu vaseux. Il a passé l'après-midi avec ses camarades. Son état empirant, il a été conduit le mardi à l'infirmerie pour un «état grippal». Il y est resté jusqu'au samedi matin. Lorsque ses parents sont venus le chercher, il était recouvert de plaques rouges. Au centre médical de Vidy, où il a été conduit, le diagnostic est tombé: rougeole.

Après avoir lu dans nos colonnes («20 minutes» de vendredi) que les recrues de Bière n'ont été confinées que deux jours, le temps d'être vaccinées, la soeur du malade s'est étonnée: «Je ne comprends pas pourquoi les soldats n'ont pas été mis en quarantaine, alors que moi-même je le suis!» Elle a été en contact avec le malade le jour de son départ à l'armée.

Comme les recrues, elle a été vaccinée plus d'une semaine après, car le diagnostic a tardé à être posé. L'injection n'est alors plus garante d'éviter l'infection. La soeur redoute qu'à cause de la légèreté de l'armée, certaines recrues véhiculent aujourd'hui la maladie sans le savoir.

«Si ce récit est véridique, c'est regrettable et préoccupant», réagit Eric Masserey, médecin cantonal par intérim. Une réalité que l'armée refuse d'attester. «Nous n'avons pas connaissance de ce cas», martèle Christian Burri, porte-parole de la Défense, qui rappelle simplement que les symptômes d'une rougeole ressemblent à ceux d'une grippe durant les premiers jours.

* prénom d'emprunt

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