Liberté de la presse: RSF veut faire libérer trois journalistes
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Liberté de la presseRSF veut faire libérer trois journalistes

A l'occasion de la 19e Journée internationale de la liberté de la presse, célébrée ce dimanche à travers le monde, l'organisation Reporters sans frontières (RSF) se mobilise pour la libération de trois journalistes femmes «prises en otages» par des Etats.

RSF entend attirer l'attention du grand public sur la journaliste irano-américaine Roxana Saberi qui, condamnée par la justice iranienne à huit ans de prison pour «espionnage» au profit des Etats-Unis, a débuté une grève de la faim le 21 avril.

Quatre membres de l'ONG ont entamé un jeûne de soutien le 28 avril pour «prendre le relais de sa grève par solidarité». Des actions similaires devaient se mettre en place à partir de dimanche au Canada, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne en Belgique et en Espagne.

RSF réclame également la libération de deux journalistes américaines de la chaîne Current TV, Euna Lee et Laura Ling, détenues à Pyongyang, en Corée du Nord, depuis le 17 mars dernier.

«La détention et les accusations arbitraires lancées contre les reporters Roxana Saberi, Euna Lee et Laura Ling prouvent plus que jamais l'importance de la Journée internationale de la liberté de la presse», souligne l'organisation dans un communiqué, appelant les autorités iraniennes et nord-coréennes à libérer ces trois femmes sans délai.

Assurant que ces trois journalistes professionnelles «ne sont ni des espionnes ni des criminelles», RSF observe qu»'à travers elles, l'Iran et la Corée du Nord prennent en otages la liberté de la presse et celle d'informer». (ap)

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