Actualisé 29.06.2011 à 21:13

Athletissima

Rudisha au sommet

Le Kenyan retrouve doucement la forme qui lui avait permis de battre le record du monde en 2010. Rencontre avec le favori du 800 m, ce soir à Lausanne. Interview.

de
Grégory Beaud
Le spécialiste du demi-fond est parfaitement rétabli

Le spécialiste du demi-fond est parfaitement rétabli

– David Rudisha, vous avez battu la meilleure performance mondiale de l'année, vendredi à Nancy, en 1'43''46. On imagine que la forme revient.

– Tout s'est bien passé. Depuis peu, les douleurs avaient disparu, c'était important pour réaliser un chrono de référence. Les sensations étaient bonnes, le temps aussi.

– Il est donc envisageable de vous voir battre cette marque ce soir à Lausanne?

– Au moment de prévoir mon retour, nous avons volontairement choisi un meeting de deuxième catégorie, afin de préparer au mieux Lausanne. Ici, la concurrence sera plus rude. Alors oui, c'est envisageable de faire mieux qu'à Nancy.

– De quelle nature était la blessure qui vous a mis sur la touche durant trois mois?

– Il s'agissait d'une inflammation à la cheville gauche. Ce n'était pas grave, mais nous avons été précautionneux pour éviter que cela n'empire.

– Depuis vos deux records du monde, les 22 et 29 août 2010 (1'41''09 puis 1'41''01), sentez-vous une pression supplémentaire sur vos épaules?

– Oui, c'est une évidence que je me sens plus suivi, que ce soit au Kenya ou lorsque je suis en meeting à l'étranger. C'est forcément stimulant de se sentir encouragé.

– Malgré votre jeune âge (22 ans), sentez-vous la pression dans votre quête du titre mondial?

– C'est difficile de répondre le contraire. Avoir un record du monde, c'est agréable, mais je souhaite désormais me concentrer sur les championnats du monde qui se dérouleront en Corée du Sud fin août et début septembre. Cette année, je fais plus une fixation sur cet événement que sur un éventuel record.

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