Commerces dans les gares: Ruée sur les merguez par beau temps
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Commerces dans les garesRuée sur les merguez par beau temps

Le succès des magasins de gare ne se dément pas. Les clients se ruent notamment sur le pain, la viande ou les boissons.

Cette scène se répétera dans les commerces des gares lors du prochain dimanche ensoleillé: bousculade devant les corbeilles de pain, rayons de boucherie vides et longues files aux caisses. Les points de ventes des gares, aux horaires étendus, rencontrent un vif succès.

Plus personne ne peut nier l'existence d'une réelle demande, juge Thomas Bornhauser, chef de la communication de Migros Aar. Il se trouvait lui-même dans la succursale de Berne le dimanche de Pentecôte, premier jour chaud après presque deux semaines de pluie.

«Plein à craquer», résume M. Bornhauser. Il partage l'expérience faite par de nombreux clients: pique-nique sans cervelas ou grillade sans saucisse, pour cause de rupture de stock. «Par beau temps, les ventes de produits destinés aux grillades peuvent tripler», explique le porte-parole.

Achats à court terme

En général, les clients des magasins de gare y achètent surtout du pain, des produits frais et des boissons. S'y ajoutent d'importantes ventes de sandwiches chez Coop, tandis que Migros mentionne aussi les repas déjà préparés. Les deux distributeurs s'approvisionnent à court terme - «et avec un oeil sur les prévisions météorologiques», ajoute M. Bornhauser.

Ce succès observé par les deux leaders du commerce de détail en Suisse est également partagé par les CFF. RailCity, qui chapeaute les centres commerciaux des neuf plus grandes gares de Suisse, a pu accroître constamment son chiffre d'affaires ces dernières années.

Ses ventes ont stagné pour la première fois en 2009, à 1,1 milliard de francs. RailCity n'explique ce phénomène que partiellement par la crise économique. A Zurich, où se trouve son plus gros centre, des travaux de transformation ont pesé sur le chiffre d'affaires.

Gare de Berne en tête

Ce n'est pourtant pas la gare de Zurich, mais celle de Berne, qui remporte la palme helvétique des centres commerciaux avec un chiffre d'affaires de 29'220 francs par mètre carré en moyenne, selon une étude de la société de conseil immobilier Location Group.

La gare de Zurich est au deuxième rang de ce classement. Il faut descendre jusqu'à la cinquième place pour trouver le premier magasin non lié à une gare ou un aéroport.

Les causes du succès sont claires: une situation urbaine centrale et de larges horaires d'ouverture. Les plus grosses ventes sont réalisées avant et après les horaires de bureau. «Et une offre attractive contribue à faire grimper la demande», ajoute Daniele Pallecchi, porte-parole des CFF.

Enfin, un consommateur forcé d'attendre son train est tout naturellement incité à utiliser ce temps libre dans un magasin. A titre d'exemple, les quelque 200'000 pendulaires quotidiens de la gare de Zurich constituent un vivier de clients considérable.

(ap)

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