Actualisé 14.12.2008 à 18:58

«Free Sports»Ruée sur les salles de gym ouvertes

Le programme «Free Sports» de la Ville de Genève fait un carton.

de
Giancarlo Mariani

«On arrive à essoufflement», a concédé Alain Mathieu. Ce qui a mis hors d'haleine l'adjoint de la Délégation à la jeunesse de la Ville (DJV), c'est l'énorme succès remporté par les soirées «Free Sports» ou «Salles de sport». «On doit encore trouver un nom de baptême», a-t-il reconnu.

Si le choix du nom reste ouvert, la formule, elle, se déroule systématiquement en milieu fermé. Elle consiste à ouvrir une dizaine de salles de gymnastique le soir et les week-ends. Des vacances des patates à celles de Pâques, les jeunes des quartiers urbains, encadrés par un travailleur social et deux grands frères, peuvent ainsi pratiquer leurs sports et arts de rues favoris, gratuitement et à l'abri.

«Dans les trois salles de Montbrillant, certains soirs, on compte simultanément près de 40 footballeurs, 60 basketteurs et jusqu'à 100 adeptes de breakdance et du parkour», chiffre-t-il. On est loin des quelques pionniers qui avaient profité de l'aubaine à l'Ecole de commerce Nicolas-Bouvier en 2002.

«Ça marche tellement bien qu'on a peur de faire de la pub», a souligné de son côté Claudio Deuel. S'il n'a pas vu venir la vague du succès, le chef de la DJV sait qu'il pourra compter sur son magistrat pour éviter les débordements. «Dès 2009, nous voulons en effet étendre le programme à tous les quartiers de la ville», a révélé Manuel Tornare. Un maire en charge de la cohésion sociale, de la Jeunesse et des Sports. Un département qui n'a jamais aussi bien porté son nom.

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