Actualisé 14.08.2017 à 07:57

MusiqueRupture à 100'000 francs entre musiciens romands

Flèche Love s'étonne de la disparition sur le web d'un article où elle critiquait son ancien groupe, Kadebostany. Celui-ci attaque la chanteuse en justice.

de
Mirko Martino
La Genevoise a fait partie de la formation electropop de 2011 à 2015.

La Genevoise a fait partie de la formation electropop de 2011 à 2015.

AFP

«Un groupe suisse peut-il avoir le pouvoir de réduire au silence l'un des plus grands journaux du pays?» Cette question, Flèche Love l'a posée, en anglais, sur sa page Facebook le 25 juillet. L'ancienne chanteuse et parolière de Kadebostany s'étonne que la version web d'un article du «Temps», datant de l'an passé, soit dorénavant indisponible. Elle y dénonçait les pressions et le sexisme dont elle aurait été victime au sein de la formation electropop.

«Quand j'ai décidé de parler, je savais que Kadebostany ne me laisserait pas en paix, poursuit la Genevoise. J'avais besoin du soutien du «Temps». C'est ce qu'ils m'avaient assuré. Qui vous donne son soutien quand vous êtes une femme et que vous avez le courage de parler? Kadebostany a décidé de m'attaquer. Ils veulent 100'000 francs parce que j'ai parlé.»

Sandro Brero, manager du groupe, confirme la somme. «On ne peut pas laisser les gens mentir et nous traîner dans la boue, explique-t-il. C'est une histoire de réputation. Nous avons pris le parti de ne pas répondre à ce genre d'attaques mais de faire valoir nos droits en justice. On ne le fait pas pour l'argent, mais pour se protéger des dommages d'image qu'elle a causés par ses propos mensongers.»

Contactée, Flèche Love a préféré ne pas réagir. Tout comme Daniel Pillard, directeur de Ringier Romandie et éditeur du «Temps», au sujet de la disparition de l'article. «L'affaire faisant l'objet d'un litige judiciaire, je ne souhaite pas faire de commentaire», indique-t-il.

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