Vaud: Rupture de collégialité à la Municipalité d'Yverdon
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VaudRupture de collégialité à la Municipalité d'Yverdon

Les élus de gauche n'approuvent pas la lettre envoyée par le syndic «au nom de la municipalité» pour faire pression sur la rédaction du journal «La Région».

Les trois municipaux de gauche d'Yverdon-les-Bains (VD) se désolidarisent de leurs quatre collègues PLR dans l'affaire de «La Région». Ils ne peuvent pas cautionner la lettre envoyée par le syndic au nom de l'exécutif. Ils réaffirment leur attachement à la liberté de la presse.

Pour le parti socialiste, Pierre Dessemontet a annoncé mardi qu'à son regret il devait annoncer une rupture de la collégialité au sein de la Municipalité. Associé à son collègue Jean-Claude Ruchet, il a indiqué avoir tenté une conciliation encore ces derniers jours pour que l'exécutif parle d'une seule voix. C'est un échec, a-t-il déclaré. Dès lors, les élus ne peuvent pas endosser cette lettre envoyée par le syndic «au nom de la municipalité».

Une lettre a été lue au nom de la municipale verte Carmen Tanner, absente pour cause de congé maternité. Elle s'est dit «fâchée et consternée» par cette situation.

Seconde conférence

Une seconde conférence de presse doit se tenir en fin de matinée. Elle sera donnée par l'autre partie de la municipalité d'Yverdon.

Jeudi dernier, la presse révélait la teneur d'un courrier signé du syndic d'Yverdon-les-Bains, Jean-Daniel Carrard (PLR), à la rédactrice en chef du journal du Nord vaudois «La Région», Caroline Gebhard. L'élu y faisait part de «la déception» de la municipalité s'agissant de la couverture par le titre de l'actualité locale.

Sanction financière

En conséquence, le syndic lui annonçait la suppression de la diffusion de la lettre des autorités dans ses pages. Soit un manque à gagner de près de 28'000 francs par an pour le journal.

Peu après, la rédactrice en chef était convoquée par le conseil d'administration du groupe éditant le journal. Selon les versions de l'avocat de la rédactrice ou de l'avocat du groupe, on parle d'un licenciement abusif ou d'un départ volontaire. (nxp/ats)

L'exécutif maintient sa position

La Municipalité à majorité de droite estime qu'en suspendant sa page d'information dans «La Région», elle a agi comme n'importe quel client. Comme autorité politique, la Municipalité se dit responsable de chaque centime dépensé et souhaite que les administrés sachent qu'elle agit. Elle estime dans ce contexte «qu'il n'est pas anodin de taire l'implication de la Ville, et les millions de francs investis, dans un chantier comme celui de la correction de la Thièle» pour reprendre celui régulièrement cité.

(NewsXpress)

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