psychologie - S'habiller court et sexy tiendrait chaud
La rappeuse Cardi B assure qu’elle n’a pas froid quand elle est court-vêtue.

La rappeuse Cardi B assure qu’elle n’a pas froid quand elle est court-vêtue.

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psychoS'habiller court et sexy tiendrait chaud

Sortir en minijupe plutôt qu'en doudoune pour avoir chaud? C'est une théorie de Cardi B, vérifiée par une étude en psychologie sociale.

par
Lauren Cavin-Hostettler

Avec des températures aux environs de 4°C en matinée, vous aviez pensé mettre une doudoune et une écharpe? Eh bien, ce n’est pas forcément le meilleur moyen d’avoir chaud. Une étude en psychologie sociale, publiée dans le «British Journal of Social Psychology», assure que le fait de se vêtir légèrement diminuerait la sensation de froid.

L'une des co-auteures de l'étude, Roxanne Felig, a expliqué sur TikTok que le point de départ de la recherche était une assertion de la rappeuse Cardi B. Celle-ci a fait de la phrase «Il fait froid dehors, mais je me sens canon, parce qu'une fille court-vêtue n'attrape jamais froid» son mantra (voir vidéo ci-dessous).

Le pouvoir des mots

Cette recherche note qu’en anglais, certaines apparences physiques sont désignées par des températures: on peut avoir l’air «cool» (frais) ou «hot» (chaud). Des adjectifs loin d’être choisis au hasard: cela aurait un effet d'auto-persuation sur les personnes qui se décrivent et se sentent ainsi.

«Les filles sont trop concentrées sur leur apparence pour ressentir le froid», décrit Roxanne Felig, qui explique que le protocole de recherche consistait à demander à des femmes sortant de discothèque en plein hiver comment elles se sentaient. Le sondage a montré que celles qui étaient habillées légèrement et se trouvaient sexy ressentaient autant la chaleur que les femmes qui étaient couvertes.

En adoptant un point de vue externe sur elles-mêmes, les femmes font abstraction de leurs ressentis. «Quand les femmes sont dans un état d’objectification, elles sont moins conscientes de leur faim, de leur rythme cardiaque… Elles sont moins capables de reconnaître leurs états internes», développe la chercheuse. Cette théorie de l’objectification a été développée par les psychologues américaines Barbara Fredrickson et Tomi-Ann Roberts, en 1997.

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