Actualisé 21.12.2016 à 16:45

Attentat de Berlin

Sa fille ne répond plus: tout le désarroi d'un père

Le téléphone portable et l'abonnement de métro d'une Italienne de 31 ans ont été retrouvés sur les lieux de l'attentat. Son père affronte l'attente insupportable de la confirmation de son décès.

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Fabrizia Di Lorenzo travaille dans la capitale allemande depuis quelques années.

Fabrizia Di Lorenzo travaille dans la capitale allemande depuis quelques années.

Pour la famille de Fabrizia, l'attente est insoutenable. L'Italienne de 31 ans fait-elle partie des victimes du camion fou de Berlin? «Il ne devrait plus y avoir de doute. Nous attendons la confirmation, mais je ne me fais pas d'illusions», confie à «La Repubblica» Gaetano, son papa. Fabrizia Di Lorenzo habite depuis plusieurs années à Berlin, où elle travaille dans une agence de transports près du lieu où se trouve le marché de Noël.

L'inquiétude est née lorsque l'Italienne n'est pas arrivée au bureau mardi matin. Ses proches ont commencé à craindre le pire quand leurs tentatives d'entrer en contact avec elle ont toutes échoué. La famille de la jeune femme a fini par se rendre à l'évidence, d'autant plus que son téléphone portable et son abonnement de métro ont été retrouvés sur les lieux de l'attentat. Sur Twitter, le cousin de la disparue a lancé un appel désespéré pour tenter d'obtenir des informations.

La mère et le frère de Fabrizia se sont rendus en Allemagne pour fournir des échantillons ADN aux autorités et ainsi être fixés sur le sort de leur proche.

L'Italienne, qui fait partie de la «génération Erasmus», avait orienté sa formation vers l'intégration entre les peuples et la lutte contre la discrimination. Après des études à Rome, Bologne et Milan, Fabrizia avait rejoint Berlin, un master en communication économique en poche. Son fil Twitter fait état d'un combat sans relâche contre la discrimination raciale et d'appels à «ne pas confondre terrorisme et immigration».

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