Actualisé 29.07.2014 à 20:32

Sierra Leone

Sa lutte contre Ebola l'entraîne dans la mort

Le responsable médical du centre de traitement contre la fièvre Ebola à Kenema (est de la Sierra Leone), une des régions les plus affectées du pays, est mort mardi après avoir attrapé le virus.

«Le Dr Omar Khan est mort à 14H00» locales et GMT, a déclaré le Dr Brima Kargbo, chef des services de santé. Le Dr Khan avait été admis la semaine dernière dans un centre de traitement anti-Ebola géré par Médecins sans frontières (MSF) situé dans une autre ville de l'est de la Sierra Leone, Kailahun, après avoir été testé positif au virus Ebola. Le ministre de la Santé, Miatta Kargbo, avait alors qualifié le Dr Khan de «héros national», car depuis des mois «il passait douze heures par jour à sauver des vies, ce qui est un formidable sacrifice». Selon les derniers chiffres du ministère de la Santé publiés mardi, 489 cas d'Ebola ont été recensés en Sierra Leone, dont 159 mortels. 121 patients ont survécu.

Lundi et mardi, le président Ernest Koroma s'est rendu à Kenema et Kaïlahun, pour se rendre compte de l'évolution de l'épidémie, rencontrer les patients et le personnel médical. Face à la gravité de la situation en Sierra Leone, des membres de la société civile et des médias ont exhorté le chef de l'Etat à ne pas se rendre à Washington assister les 5 et 6 août à un sommet Etats Unis-Afrique. Depuis l'apparition d'une épidémie de fièvre hémorragique en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia au début de l'année, plus de 800 personnes ont trouvé la mort dans ces trois pays voisins, essentiellement victimes du virus Ebola.

Ce virus, qui provoque des fièvres hémorragiques, tire son nom d'une rivière du nord de l'actuelle République démocratique du Congo (ex-Zaïre), où il a été repéré pour la première fois en 1976. Son taux de mortalité peut aller de 25 à 90% chez l'homme. De la famille des filoviridae (filovirus), il se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus de personnes ou d'animaux infectés. Les personnels médicaux sont parmi les plus exposés. Il n'y a pas de vaccin homologué contre la fièvre Ebola, qui se manifeste par des hémorragies, des vomissements et des diarrhées. (afp)

Le médecin américain ayant contracté Ebola «est faible et vraiment malade»

Kent Brantly, qui a contracté le virus Ebola au Liberia où il soignait des patients touchés par cette fièvre hémorragique mortelle, est «faible et vraiment malade», a rapporté à l'AFP un de ses amis mardi. «Il ne va pas bien, il en est encore aux premiers stades de la maladie et chaque jour est difficile», a raconté David Mcray, un médecin de Fort Worth, au Texas (sud), ami proche de Kent Brantly avec qui il parle tous les jours au téléphone. «Il m'a demandé de ne pas évoquer précisément les symptômes auxquels il est confronté mais il est faible et vraiment malade», a ajouté M. Mcray. L'état de Kent Brantly, 33 ans, est stable, selon les médecins qui s'occupent de lui à Monrovia. «Il est sérieusement malade, le diagnostic est grave. Il est touché par un virus avec un très fort taux de mortalité donc le pronostic n'est pas bon, mais nous espérons tous qu'il fera partie de la proportion de malades qui survivent», a-t-il ajouté.

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