Actualisé 20.09.2018 à 16:19

BerneSa reconversion échoue aux tétines d'une vache

Un Bernois n'a pas décroché son diplôme d'agriculteur parce qu'il n'a pas passé la partie pratique. Il s'est battu en justice contre cette décision, mais vient d'être débouté.

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ats/ofu/ber

Un enseignant du canton de Berne voulait se reconvertir. La nouvelle profession choisie: agriculteur. Pour cela, l'homme a choisi la voie des procédures de qualification dans le but de décrocher le diplôme fédéral. Or les choses ne se sont pas passées comme prévu. Il n'a pas réussi l'épreuve finale après avoir échoué à la partie pratique avec une note de 3,6.

Convaincu d'avoir mérité son diplôme, l'homme a fait recours contre les résultats obtenus et a porté l'affaire devant le Tribunal administratif du canton de Berne. Il a notamment reproché aux experts de ne pas avoir assez bien détaillé les appréciations des différents épreuves pratiques. Il a par ailleurs exigé que certaines notes intermédiaires soient élevées de manière à obtenir une moyenne de 4 pour toute la partie pratique.

Recours encore possible

Or sa requête a été rejetée par les juges du tribunal administratif, apprend-on dans le jugement rendu public cette semaine. La Cour a en effet estimé que sa demande n'était pas justifiée. Le tribunal s'est notamment basé sur les déclarations de la cheffe des experts. Celle-ci a rappelé que l'enseignant n'a pas fait preuve de suffisamment de compétences au moment de traire le bétail. Ses gestes n'ont pas été assez fluides et il n'est pas parvenu à fixer correctement les manchons trayeurs aux tétines des vaches.

Lors de l'examen, de l'air et de la paille avaient ainsi été aspirés par les manchons, ce qui provoque une grande quantités de germes. Il s'est également avéré que l'homme avait nourri les veaux avec du lait trop frais. Pour finir, l'enseignant devra s'acquitter des frais de procédure de 1500 francs. Il peut cependant encore faire recours contre ce jugement.

Taux d'échecs bas

Urs Schneider, porte-parole de l'Union suisse des paysans, parle d'un cas isolé: «Le taux d'échecs des apprentis agriculteurs est très bas et ne peut pas être comparé avec celui des autres métiers. Et lorsqu'un apprenti rate son examen c'est plus souvent à cause de la partie théorique que de la pratique.»

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