Actualisé 30.05.2012 à 22:40

ValaisSaint-bernards au chevet d'ados en difficulté

Six à huit élèves en rupture vont se frotter à l'art du dressage. Face à eux, les toutous emblématiques du col valaisan.

von
jfz/hal/ats
Les membres de la Fondation Barry confieront leurs chiens aux jeunes Allemands.

Les membres de la Fondation Barry confieront leurs chiens aux jeunes Allemands.

Les saint-bernards changent d'orientation professionnelle: fini les sauvetages en montagne, place à la réinsertion des adolescents en rupture. En juin, ils offriront leur aide à une poignée de jeunes

Allemands qui passeront une semaine avec eux au col du Grand-Saint-Bernard. Ces enfants de 11 à 16 ans sont internes à l'Ecole Herman Nohl de Kaiserslautern. Ils ont en commun des problèmes sociaux, parfois de la petite délinquance et un comportement facilement agressif, faute de savoir communiquer autrement. «Nous fondons de grands espoirs dans cette expérience», note Christina Jordan, enseignante dans cette école.

Dans des EMS

Il faut dire que les toutous n'en sont pas à leur coup d'essai: ils participent déjà à divers programmes de visites dans des institutions pour handicapés ou des EMS. Mais avec ces jeunes, la relation sera plus intense. Car les ados ne feront pas que se balader avec les bêtes ou leur donner à manger: des exercices d'obéissance sont aussi prévus. De quoi mettre à l'épreuve la résistance à la frustration des petits dresseurs. «Les chiens sont toujours honnêtes. Si les enfants arrivent à leur apprendre quelque chose, ce succès peut avoir un véritable effet thérapeutique sur eux», selon Rudolf Thomann, directeur de la Fondation Barry, à l'origine du projet.

Centre pour ado?

Si l'expérience amène des résultats, elle sera renouvelée. Elle pourrait même déboucher sur l'ouverture d'un centre spécialement consacré à l'accueil des ados en situation difficile.

Des enfants plus attentifs

Si Christina Jordan attend autant de ce camp, c’est qu’elle connaît déjà les bienfaits liés aux relations entre ses élèves et le

saint-bernard. L’enseignante en possède un et, depuis un an, elle l’emmène à l’école. «Grâce à lui, nous voyons des progrès. Les enfants sont plus attentifs, font preuve de moins d’agressivité et respectent mieux

les règles.» De quoi se réjouir de passer

une semaine avec ces toutous bienveillants.

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