Valais et France voisine - Saint-Gingolph: un village mais deux réalités pour lutter contre le Covid-19
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Valais et France voisineSaint-Gingolph: un village mais deux réalités pour lutter contre le Covid-19

Le port du masque est à nouveau obligatoire dans l’espace public de 75 communes de Haute-Savoie. À Saint-Gingolph, on s’adapte à la situation.

par
Fabrice Zwahlen
Jusqu’à fin août, il faudra continuer de porter un masque le long de la rue Nationale à Saint-Gingolph France.

Jusqu’à fin août, il faudra continuer de porter un masque le long de la rue Nationale à Saint-Gingolph France.

Arnold Burgherr/A

À Saint-Gingolph, le slogan, «un village, deux pays» porte bien son nom, avec des règles sanitaires en extérieur à nouveau différentes. À l’instar d’Annecy, Évian-les-Bains, ou Chamonix, la partie française de la bourgade figure en effet sur une liste de la préfecture de Haute-Savoie définissant les communes les plus à risque en matière de pandémie. Celles-ci doivent désormais appliquer des mesures complémentaires jusqu’au 31 août.

Depuis le 29 juillet, le port du masque est obligatoire dans l’espace public, dès l’âge de 11 ans, et ce de 9 h à 2 h du matin. Il est en outre interdit de vendre et de consommer de l’alcool, sauf à une table d’un bistrot/restaurant. En cas de non-respect, les contrevenants s’exposent à une amende de 135 euros.

Savoir s’adapter aux situations

Durant les deux premiers confinements décidés par le gouvernement français (printemps 2020 puis hiver 2020-2021), une zone franche avait été créée pour Saint-Gingolph. Elle permettait aux habitants des deux côtés de la Morge de traverser la frontière. Cette fois-ci, il n’y aura pas de régime d’exception.

«Je ne m’attendais pas à ce que nous figurions sur cette liste (ndlr: des communes de plus de 5000 habitants, situées au bord du lac et/ou touristiques», avoue la maire, Géraldine Pflieger. «On nous a mis dans le sac des communes littorales.»

Ces mesures impactent également les villageois vivant en Suisse. Il faut en effet franchir la frontière pour se rendre au cimetière, à l’église ou au seul bancomat de la localité. «Les Gingolais s’adaptent, font avec les règles imposées», ajoute le président de Saint-Gingolph Suisse, Damien Roch.

Nette hausse des cas

La situation évoluera dès la fin de la semaine. Comme elle en a la prérogative, Géraldine Pflieger va promulguer un arrêté municipal, précisant les zones où les règles de la Préfecture doivent être appliquées. Il s’agira de la rue Nationale, qui traverse la localité, où les trottoirs sont étroits et les commerces nombreux.

Au 29 juillet, le département de Haute-Savoie enregistrait un taux d’incidence de plus de 220 cas pour 100 000 habitants sur sept jours, en hausse de 370% en dix jours. En Valais, à la même date, le taux se montait à 88 cas pour 100 000 habitants sur 14 jours (79, ce lundi).

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