Peine de mort en Iran: Sakineh pourrait échapper à la lapidation

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Peine de mort en IranSakineh pourrait échapper à la lapidation

Un responsable de la justice iranienne n'a pas exclu dimanche que la peine de mort par lapidation contre Sakineh Mohammadi Ashtiani soit commuée.

Le sort de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, condamnée à mort en 2006 pour meurtre et adultère, n'est pas encore connu.

Le sort de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, condamnée à mort en 2006 pour meurtre et adultère, n'est pas encore connu.

La peine de mort par lapidation de l'Iranienne Sakineh Mohammadi-Ashtiani, condamnée pour adultères, pourrait être annulée, a estimé dimanche un haut responsable de la Justice iranienne cité par l'agence Fars. Cette sentence de condamnation à mort par lapidation, qui a déclenché un mouvement de protestation mondiale, est pour l'instant suspendue et actuellement réexaminée par la Cour suprême.

Interrogé sur l'éventualité de commuer la peine, Malek Ajdar Sharifi, responsable du département de la justice dans la province de l'Azerbaïdjan oriental, où Sakineh est détenue, a répondu: «Tout est possible.» Il n'a pas fourni d'autres précisions, ni évoqué l'hypothèse d'une exécution par pendaison. Mais il a ajouté que l'affaire mettait longtemps à être décidée car «il y a des ambiguïtés au niveau des preuves» pour ce qui est du meurtre de l'époux de Sakineh.

Plainte contre 2 journalistes allemands

Samedi soir, les autorités avaient fait sortir Sakineh de sa prison à Tabriz (nord-est) pour une rencontre avec des journalistes: en présence de responsables de la sécurité, elle a dit ne pas avoir été torturée en prison, a reconnu sa complicité dans le meurtre de son mari, et affirmé qu'elle porterait plainte contre deux journalistes allemands actuellement détenus en Iran après avoir tenté d'interviewer le fils de Sakineh.

La jeune femme s'en est aussi prise à son avocat précédent, Mohammad Mostafaei, parti en exil en Norvège, expliquant qu'elle comptait aussi porter plainte contre lui.

Cet entretien avec la presse, organisé à la hâte, semblait destiné à contrer le nouveau tollé suscité par la détention des journalistes allemands, emprisonnés depuis octobre pour être entrés en Iran sur un visa de tourisme.

Et ce alors que le «Bild», pour lequel ils travaillent, publie un appel à leur libération, soutenu par plus d'une centaine de personnalités allemandes, allant du chef de la diplomatie Guido Westerwelle au coureur automobile Michael Schumacher en passant par l'ancienne gloire du tennis Boris Becker. (ap)

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