Actualisé 17.05.2016 à 17:55

Attentats de ParisSalah Abdeslam n'a pas affiché le drapeau de l'EI

La «RTBF» est revenue sur l'information selon laquelle Salah Abdeslam avait publié sur Facebook le drapeau de l'État islamique trois semaines avant les attentats du 13 novembre.

1 / 150
Quatre ans après les attentats du 13 novembre 2015, les victimes se reconstruisent pas à pas, en attendant le procès. (Mercredi 13 novembre 2019)

Quatre ans après les attentats du 13 novembre 2015, les victimes se reconstruisent pas à pas, en attendant le procès. (Mercredi 13 novembre 2019)

Keystone
L'avocat d'Abdeslam demande à ce que le procès où doit comparaître le seul survivant du commando des attentats de Paris, prévu lundi prochain à Bruxelles, soit reporté. D'autre part, «le transfèrement de Salah Abdeslam et sa remise aux autorités judiciaires belges est annulée», a affirmé de son côté sur son site internet la chaîne publique RTBF. Le prévenu ne sera pas extrait de sa cellule en France pour l'audience en Belgique. (13 décembre 2017)

L'avocat d'Abdeslam demande à ce que le procès où doit comparaître le seul survivant du commando des attentats de Paris, prévu lundi prochain à Bruxelles, soit reporté. D'autre part, «le transfèrement de Salah Abdeslam et sa remise aux autorités judiciaires belges est annulée», a affirmé de son côté sur son site internet la chaîne publique RTBF. Le prévenu ne sera pas extrait de sa cellule en France pour l'audience en Belgique. (13 décembre 2017)

AFP/archive/photo d'illustration
Salah Abdeslam, seul survivant des commandos djihadistes des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, sera remis à la Belgique le temps de son procès pour une fusillade pendant sa cavale, mais des discussions continuent sur les conditions de ce transfert sous haute sécurité. (27 novembre 2017)

Salah Abdeslam, seul survivant des commandos djihadistes des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, sera remis à la Belgique le temps de son procès pour une fusillade pendant sa cavale, mais des discussions continuent sur les conditions de ce transfert sous haute sécurité. (27 novembre 2017)

AFP

La chaîne de télévision belge RTBF, qui avait mis en cause mardi le travail de la police belge dans la surveillance de Salah Abdeslam, seul survivant des commandos des attentats du 13 novembre à Paris, a ensuite retiré l'une de ses accusations. Dans un premier temps, la chaîne publique francophone a affirmé que, trois semaines avant les attaques qui ont fait 130 morts à Paris, un «profil» Facebook ayant été identifié comme appartenant à Salah Abdeslam avait arboré l'emblème de l'organisation Etat islamique (EI).

La RTBF affirmait également que cette publication n'avait pas échappé à l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (OCAM), mais «cela n'a, en son temps, entraîné aucune réaction ni du côté de la police, ni du côté du renseignement». Revenant sur son information, la télévision a précisé dans l'après-midi qu'il s'était «avéré par la suite que ce profil arborant le symbole de l'EI n'appartenait pas à Salah Abdeslam». La confusion vient du fait que le Comité P, la «police des polices», a rédigé un rapport intermédiaire sur le déroulement de l'enquête à destination du Parlement en se fondant sur la première version -l'attribution de la page à Abdeslam et le signalement de l'Ocam- et que le nouvel élément «n'est visiblement pas parvenu aux membres du Comité P», a expliqué la RTBF sur son site internet.

Informations trop lacunaires

La chaîne publique, citant encore le document confidentiel du Comité P, assure par ailleurs que les enquêteurs belges disposaient d'informations sur des «échanges directs», début 2015, entre Salah Abdeslam et son vieil ami Abdelhamid Abaaoud, jihadiste notoire et alors futur organisateur des attentats de Paris. C'est sur la base de ce signalement que Salah Abdeslam et son frère Brahim, originaires de Molenbeek, en région bruxelloise, avaient été entendus par la police. Mais ils avaient nié s'être radicalisés et avaient été laissés libres. Un juge d'instruction avait toutefois requis des investigations supplémentaires, mais, arguant de moyens humains insuffisants, les services antiterroristes de la police judiciaire n'avaient pas effectué ce travail et le dossier avait été classé sans suite en juin.

Salah Abdeslam a donc pu poursuivre ses préparatifs, voyageant notamment à travers l'Europe pour ramener d'autres membres des commandos qu'intégrera également Brahim, qui se fera exploser boulevard Voltaire à Paris. Salah Abdeslam fuira quant à lui la capitale française le soir des attentats et ne sera arrêté à Bruxelles qu'après une cavale de quatre mois. Le parquet fédéral et la police judiciaire ont affirmé à plusieurs reprises que les informations concernant les frères Abdeslam étaient alors trop lacunaires pour permettre leur neutralisation. Des parlementaires ont vivement critiqué le rapport du Comité P. Une commission d'enquête du Parlement belge doit faire d'ici à la fin de l'année la lumière sur le déroulement des enquêtes.

(nxp/afp)

(NewsXpress)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!