Salle comble pour le débat entre Dolivo et Freysinger

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Salle comble pour le débat entre Dolivo et Freysinger

lausanne. Le Valaisan UDC et l'avocat de Solidarités étaient invités à dialoguer par l'associa-
tion Acor SOS Racisme.

«M. Freysinger me rappelle ces Suisses, dans les années 1930, qui demandaient aux autorités de ne pas accueillir trop de Juifs car cela nuirait au pays.» Jean-Michel Dolivo donne le ton du débat dès son préambule. Réponse d'Oskar Freysinger: «Je n'ai aucune agressivité ni haine en moi, alors que mes opposants me traitent de salaud suprême, de descendant de Hitler. Mais je suis convaincu que le multiculturalisme en Europe est un échec: on affaiblit nos frontières et on superpose au lieu d'intégrer.»

Difficile de trouver une place assise, hier soir, à la Salle des Cantons de la gare. Assis entre le tribun UDC valaisan et l'avocat lausannois de Solidarités, le journaliste modérateur a appelé à la sérénité au début de ce «redoutable débat» qui demeura correct bien que vif. Invité à venir dialoguer sur les thèmes de l'insécurité, de la crainte de l'étranger et de l'islam, Oskar Freysinger est arrivé accompagné de deux gardes du corps. Face aux deux débatteurs, environ 300 personnes, dont de nombreux sympathisants de l'UDC et de la gauche qui ont applaudi ou hué les échanges à de nombreuses reprises. Pour Jean-Michel Dolivo, «l'UDC stigmatise les étrangers et cherche à diviser la population pour dissimuler les vrais responsables de l'insécurité sociale». Oskar Freysinger a souligné qu'il «ne s'agissait pas de races ou de religion, mais de comportement criminel de certains individus d'origine étrangère à combattre pour mieux lutter contre le racisme envers les étrangers bien intégrés.»

Frédéric Nejad

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