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EspionnageSam Fisher repart de zéro

Le héros de «Splinter Cell» fait table rase de tout ce qui a fait de lui le roi de l'infiltration. Un pari risqué mais totalement réussi.

par
Philippe Messeiller
L'ancien agent d'Echelon3 est impitoyable.

L'ancien agent d'Echelon3 est impitoyable.

Ubisoft n'a pas froid aux yeux. Pour ce «Splinter Cell: Conviction», l'éditeur n'a pas hésité à briser les acquis. Il a bien fait. Sam Fisher est de retour en pleine forme, plus rude et plus sombre. Un régal.

La vengeance est un plat qui se mange froid. Après avoir abattu son ami et vu sa fille mourir, l'agent a démissionné d'Echelon3. Cela aurait pu être un retraité tranquille, si des infos sur la mort de sa fille ne lui avaient fait reprendre du service. Pour lui.

Sam Fisher n'est plus un guerrier qui faisait tout pour ne jamais laisser de traces. Il est devenu un prédateur de l'ombre. Sans gadgets (eh oui!), il impose une nouvelle approche de l'infiltration, plus sanglante, sans pitié, mais aussi plus proche de l'action rapide: il est impossible de jouer à ce titre en flinguant à tout-va. Vous rechercherez les coins sombres pour mieux bondir. Sympa aussi, la visualisation des objectifs sur les décors, tout comme le passage en noir en blanc quand Sam est invisible pour les ennemis. Simple et efficace.

«Splinter Cell» revisite le genre avec maestria. C'est toute la force de cet opus. Et même si une petite dizaine d'heures vous permettent de ­faire le tour du mode solo, cela en vaut franchement la peine.

«Splinter Cell: Conviction»

X360 et PC, Ubisoft,

2 joueurs

Age PEGI: 18 ans

****

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