Scandales: Samsung renonce finalement à la scission
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ScandalesSamsung renonce finalement à la scission

Galaxy Note 7 et corruption : le fabricant de smartphones est pourtant dans une mauvaise passe.

Parmi les difficultés, le vice-président de Samsung Electronics, Lee Jae-yong, qui n'est autre que l'héritier de sa maison-mère - le groupe Samsung -, a été inculpé entre autres pour corruption et est toujours incarcéré. (Photo d'illustration)

Parmi les difficultés, le vice-président de Samsung Electronics, Lee Jae-yong, qui n'est autre que l'héritier de sa maison-mère - le groupe Samsung -, a été inculpé entre autres pour corruption et est toujours incarcéré. (Photo d'illustration)

AFP

Le premier fabricant mondial de smartphones, Samsung Electronics, qui émerge à peine d'une des pires séquences de son histoire, a annoncé vendredi qu'il renonçait à un projet de scission. Une nouvelle commission de gouvernance sera en revanche bien mise en place.

Le géant sud-coréen vient d'être confronté à deux crises majeures: d'abord le désastreux rappel planétaire de son Galaxy Note 7, un appareil dont la batterie présentait des risques d'explosion, et ensuite son implication dans le scandale retentissant de corruption qui a entraîné la destitution de la présidente sud-coréenne Park Geun-hye. Le vice-président de Samsung Electronics, Lee Jae-yong, qui n'est autre que l'héritier de sa maison-mère - le groupe Samsung -, a été inculpé entre autres pour corruption et est toujours incarcéré.

Pas de scission mais des promesses

Après le fiasco du Galaxy Note 7 à l'automne, Samsung Electronics avait annoncé, sous la pression de ses actionnaires demandant une amélioration de la gouvernance, qu'il envisageait une scission en deux entités. Mais le président du conseil d'administration Kwon Oh-hyun a annoncé vendredi lors de l'assemblée générale de Samsung Electronics que l'étude des aspects légaux et fiscaux d'une telle opération avait permis d'isoler «certains effets négatifs».

«A ce stade, (la scission) semble difficile à mettre en oeuvre», a-t-il dit sans donner plus de précisions. Une nouvelle commission de gouvernance, qui avait été promise dans la foulée du rappel du Galaxy Note 7, sera en revanche bien mise en place fin avril, a-t-il dit. Mais Samsung Electronics n'a pour l'instant pas été en mesure de recruter les «cadres dirigeants étrangers qui ont l'expérience de la direction exécutive des grands groupes» et qui seraient susceptibles d'entrer dans cette commission, a-t-il dit, «en raison des incertitudes sur l'environnement interne et externe du groupe».

Samsung Electronics est le navire amiral du groupe Samsung. Son action a atteint des sommets sur la perspective de bénéfices encore plus élevés. Son vice-président Lee Jae-yong est devenu le patron de facto de Samsung après la crise cardiaque de son père en 2014. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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