Samuel Schmid préfère les armes dans les placards
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Samuel Schmid préfère les armes dans les placards

GENEVE. Samuel
Schmid rappelle à l'ordre
les Genevois. Selon lui, la
loi impose aux militaires
de conserver leur arme
de service à la maison.

A l'étranger, on n'en revient toujours pas. Le fait de posséder une arme à la maison laisse pantois. En Suisse, la polémique a encore enflé avec les faits divers impliquant une arme militaire, en particulier le meurtre de la championne de ski Corinne Rey-Bellet. A Genève, on n'a pas attendu le résultat de l'initiative populaire fédérale lancée sur la question par les socialistes et les verts pour agir. En septembre dernier, le Conseil d'Etat a décidé que les 7500 militaires domiciliés dans le canton pourraient, dès le 1er janvier 2008, déposer gratuitement leur fusil ou leur pistolet à l'arsenal cantonal.

Le conseiller fédéral Samuel Schmid n'approuve visiblement pas l'«avance» des Genevois. Il a écrit personnellement au gouvernement du bout du lac expliquer que la décision était contraire à la loi fédérale sur l'armée Que stipule cette loi? Que l'arme militaire doit être laissée en lieu sûr. «Que peut-on trouver de plus sûr que l'arsenal», s'interroge un lieutenant. «Quand on voit le nombre de vols dans les caves, on se demande à quoi pense Berne», poursuit notre interlocuteur. A l'arsenal cantonal, on attend la suite des événements. Des travaux de transformation sont prévus pour créer une chambre d'armes supplémentaire réservée uniquement aux militaires genevois. Le conseil d'Etat rendra prochainement sa décision, après avoir consulté tous les départements.

Valérie Duby

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