Yémen: Sanaa veut récupérer le corps de l'ex-président
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YémenSanaa veut récupérer le corps de l'ex-président

L'ex-chef d'Etat yéménite avait été tué en décembre 2017.

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Keystone
La coalition menée par l'Arabie saoudite a visé lundi des sites de missiles balistiques et de drones de rebelles houthis à Sanaa. (30 mars 2020)

La coalition menée par l'Arabie saoudite a visé lundi des sites de missiles balistiques et de drones de rebelles houthis à Sanaa. (30 mars 2020)

AFP
La guerre au Yémen a un «impact dévastateur» sur la santé mentale des enfants, selon l'ONG Save the Children. (23 mars 2020)

La guerre au Yémen a un «impact dévastateur» sur la santé mentale des enfants, selon l'ONG Save the Children. (23 mars 2020)

AFP

Le gouvernement yéménite va demander la restitution de la dépouille de l'ex-président Ali Abdallah Saleh, tué par des rebelles Houthis, lors des consultations de paix jeudi à Genève, a déclaré mercredi un ministre.

L'ex-chef de l'Etat, qui a présidé aux destinées du pays pendant plus de trois décennies, s'est allié de 2014 à 2017 aux Houthis, soutenus par l'Iran, avant d'engager un revirement qui l'a conduit à sa perte en décembre 2017.

Selon l'un de ses proches, il a été enterré dans son village près de Sanaa en présence d'une vingtaine de personnes et sous la stricte surveillance des Houthis qui contrôlent la capitale.

Le président Abd Rabbo Mansour a chargé la délégation qui représentera son gouvernement à Genève, où s'ouvrent jeudi de nouveaux pourparlers de paix sous l'égide de l'ONU, de demander la restitution de la dépouille de l'ex président.

Le parti de Saleh, le Congrès populaire général (CPG), demeure influent malgré son affaiblissement.

«C'est un message important à tous les membres du CPG sur la nécessité de tourner la page et d'aller de l'avant afin de restaurer l'Etat», a tweeté le ministre de l'Information Mouammar al-Iryani.

Le ministre a ajouté que la délégation demanderait également la libération des fils de l'ancien président qui seraient détenus par les rebelles.

Ennemis jurés pendant des décennies, les Houthis et le CPG ont formé en 2014 une alliance qui a chassé le président Hadi de la capitale Sanaa.

En 2017, l'ancien chef de l'Etat a tendu la main à l'Arabie saoudite qui commande une coalition anti-rebelles, ce qui a déclenché de violents affrontements entre ses partisans et les rebelles.

Depuis 2015, la guerre au Yémen a fait quelque 10'000 morts, en majorité des civils, et plus de 56'000 blessés. Elle a provoqué la pire crise humanitaire au monde, selon l'ONU. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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