Espagne: Sanchez devra son siège aux indépendantistes
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EspagneSanchez devra son siège aux indépendantistes

Le socialiste Pedro Sanchez pourra être reconduit à la tête du gouvernement en Espagne grâce à l'abstention annoncée du parti indépendantiste catalan ERC.

Arrivé au pouvoir en juin 2018 après avoir renversé Mariano Rajoy, Pedro Sanchez avait été contraint de convoquer des élections en avril 2019 après avoir été lâché par les indépendantistes catalans.

Arrivé au pouvoir en juin 2018 après avoir renversé Mariano Rajoy, Pedro Sanchez avait été contraint de convoquer des élections en avril 2019 après avoir été lâché par les indépendantistes catalans.

Keystone

Le parti indépendantiste catalan ERC a ouvert la voie à la reconduction du socialiste Pedro Sanchez à la tête du gouvernement en Espagne. Il a décidé jeudi que ses 13 députés s'abstiendraient au cours d'un vote décisif pour la formation du gouvernement.

Le conseil national d'ERC (Gauche Républicaine de Catalogne) a décidé de valider un processus de négociations avec l'Etat espagnol et que ses députés «s'abstiendraient au moment du vote d'investiture du candidat Pedro Sanchez dans les prochains jours» à Madrid, a annoncé Pere Aragonès, un haut responsable d'ERC, à Barcelone, dans le nord-est de l'Espagne.

Avec 155 députés au total, les socialistes et le parti de gauche radicale Podemos ont besoin de l'appui d'autres forces politiques pour que M. Sanchez, arrivé au pouvoir en juin 2018, puisse être investi à la tête du premier gouvernement de coalition du pays depuis la fin de la dictature franquiste en 1975.

Le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a confirmé dans un communiqué que l'accord scellé avec ERC comprenait l'ouverture d'un processus «de dialogue, de négociation et d'accord entre le gouvernement de l'Espagne et le gouvernement (l'exécutif régional, ndlr) de Catalogne», dans un délai de 15 jours. Selon les deux partis, au terme de ces négociations, les citoyens de Catalogne seront «consultés», à propos des mesures proposées.

Président incarcéré

Le dirigeant d'ERC, Oriol Junqueras, incarcéré depuis plus de deux ans, avait été condamné en octobre à 13 ans de prison pour «sédition» et «détournements» de fonds publics pour son rôle dans la tentative de sécession en 2017 de la Catalogne, dont il était le vice-président. Dans les négociations avec les socialistes, ERC avait exigé un geste politique en faveur de M. Junqueras de la part de l'Etat espagnol.

L'avocat de l'Etat a demandé lundi à la Cour suprême d'autoriser Junqueras à sortir temporairement de prison pour prendre ses fonctions de député européen, en application d'une décision de la justice européenne. La Cour Suprême doit rendre sa décision dans les jours à venir. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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