Actualisé 19.03.2013 à 18:55

IndeSanctions contre le viol renforcées

Trois mois après le viol collectif d'une étudiante, la chambre basse du Parlement indien a approuvé un projet de loi renforçant les sanctions contre les agressions sexuelles.

La chambre basse du Parlement indien est en faveur d'un renforcement de la loi sur les agressions sexuelles.

La chambre basse du Parlement indien est en faveur d'un renforcement de la loi sur les agressions sexuelles.

La chambre basse du Parlement indien a approuvé mardi un projet de loi renforçant les sanctions contre le viol et les autres agressions à caractère sexuel, trois mois après le viol et la mort d'une étudiante qui avaient choqué le pays.

Après un débat de sept heures, les députés ont approuvé le projet de loi, qui durcit les sanctions contre le viol, le harcèlement, les attouchements, le voyeurisme et les attaques à l'acide.

Le texte prévoit également la peine capitale en cas de mort de la victime d'un viol ou au cas où la victime se retrouverait dans un état végétatif. «Il s'agit seulement d'un premier pas sur un parcours de 1000 miles (1609 km)», a déclaré une députée. Aux termes de la législation actuelle, l'auteur d'un viol encourt une peine de sept à dix ans de prison.

Touriste britannique agressée

L'approbation du projet de loi survient quatre jours après le viol en réunion d'une campeuse suisse, âgée de 39 ans, dans l'Etat du Madhya Pradesh. Cette agression interroge sur la sécurité des touristes en en Inde, où les exactions sexuelles sont fréquentes.

Elle intervient également un jour après qu'une touriste britannique se soit blessée à une jambe après avoir sauté en pleine nuit par la fenêtre d'une chambre d'hôtel à Agra pour échapper à une agression sexuelle.

Le commissaire de police adjoint d'Agra a indiqué que la touriste britannique souffre d'une rupture d'un ligament mais ses blessures ne sont pas graves. «Mais elle est très effrayée et a renoncé à poursuivre son voyage en Inde. Elle veut juste rentrer chez elle», a-t-il ajouté.

Un autre policier présent avec la victime à l'hôpital a indiqué que la jeune femme avait rejeté les avances du gérant de l'hôtel pour se faire masser. Ce dernier est ensuite revenu avec un autre homme et a tenté d'ouvrir la porte de sa chambre avec une clé, selon cette source.

Viol collectif en décembre

Une commission nommée en janvier par le gouvernement fédéral s'était prononcée en faveur du durcissement des sanctions en cas de sévices sexuels, après le viol collectif le 16 décembre à New Delhi d'une jeune étudiante indienne de 23 ans.

Celle-ci avait été violemment battue et avait succombé à ses blessures près de deux semaines plus tard. Cette affaire avait suscité une vive émotion et un vaste mouvement de protestation dans le pays.

(ats/afp)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!