Coronavirus: Papouasie: Sans action drastique, les chiffres seront «hors de contrôle»
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Coronavirus: PapouasieSans action drastique, les chiffres seront «hors de contrôle»

Après le premier décès confirmé dû au Covid-19, le premier ministre de Papouasie Nouvelle-Guinée a ordonné lundi le confinement de la capitale et prévenu que le nombre de cas pourrait fortement augmenter.

«Sur la base des chiffres actuels, on peut s'attendre à ce que le nombre de cas double tous les deux ou trois jours», a déclaré le premier ministre James Marape.

«Sur la base des chiffres actuels, on peut s'attendre à ce que le nombre de cas double tous les deux ou trois jours», a déclaré le premier ministre James Marape.

AFP

Alors que la capitale, Port Moresby, connaît une pénurie de kits de test et que ses faibles capacités hospitalières arrivent à saturation, James Marape a indiqué que 23 nouveaux cas avaient été signalés au cours des dernières 24 heures. Il a ajouté que sans action drastique, les «chiffres deviendraient hors de contrôle».

L'archipel au nord de l'Australie n'avait connu que 11 cas jusqu'à la semaine dernière, mais en compte désormais 61, un nombre qui augmente quotidiennement. «Sur la base des chiffres actuels, on peut s'attendre à ce que le nombre de cas double tous les deux ou trois jours», a ajouté le Premier ministre.

Restrictions

Le décès d'un homme de 35 ans à cause du Covid-19, le premier dans le pays, a entraîné une série de mesures de restrictions pour freiner la propagation du virus. Les commerces non essentiels et les écoles de Port Moresby seront fermés pour 14 jours à partir de mardi, tandis qu'un couvre-feu sera imposé. Les masques seront obligatoires dans tous les lieux publics et les vols domestiques depuis la capitale interdits.

Tard dans la soirée lundi, des milliers de personnes étaient toujours présentes dans les rues de la ville, a constaté un correspondant de l'AFP.

Vague catastrophique redoutée

La Papouasie Nouvelle-Guinée est l'un des pays les plus pauvres d'Océanie et ses hôpitaux manquaient déjà cruellement de ressources avant la pandémie. Les capacités d'analyse de tests dans le pays étant saturées, les échantillons des patients suspectés d'être atteints du virus sont déjà envoyés vers l'Australie et Singapour pour être analysés.

L'Organisation mondiale de la santé, appelée à l'aide la semaine dernière par la Papouasie Nouvelle-Guinée, serait en train de mobiliser des équipes médicales internationales pour les déployer dans l'archipel.

Certains experts redoutent une vague de cas de Covid-19 qui pourrait être catastrophique dans un pays déjà touché par le paludisme, la tuberculose et le Sida.

(AFP/NXP)

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