Alice In Chains: «Sans le tsunami, notre groupe n'existerait plus»
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Alice In Chains«Sans le tsunami, notre groupe n'existerait plus»

Alice In Chains est de retour. Les Américains donnent, jeudi à Fri-Son, leur unique concert programmé en Suisse.

par
Sandra Imsand

Leur musique a marqué les années 1990. Ensuite, la formation de Seattle s'est faite plus discrète suite à la déchéance et au décès du chanteur, Layne Staley. Après quatorze ans de mutisme, Alice In Chains fait enfin son grand retour avec un nouvel album, «Black Gives Way to Blue» (distr. EMI).

Coup de fil au guitariste, Jerry Cantrell, qui évoque le passé du mythique groupe, le décès de son ami ainsi que l'avenir.

– 20minutes online. Vous avez connu beaucoup de hauts et de bas. Qu'est-ce qui vous fait aller de l'avant?

– Jerry Cantrell. La vie, ce n'est pas seulement des rayons de soleil et des roses qui s'épanouissent sur ton passage. Mais, heureusement, la musique est l'élément qui nous rassemble et nous rend plus forts. Avec cet album, nous avons relevé le défi de rajouter un chapitre à l'histoire d'un bon groupe de rock. Cela nous a motivés.

– Le titre le l'album, «Black Gives Way to Blue» (n.d.l.r.: le noir laisse la place au bleu), contient une idée d'espoir.

– C'est sûr. Il est tiré d'une chanson dédiée à notre ami Layne. Elle signifie qu'il y a des événements difficiles dans la vie mais que tout finit par s'améliorer. Pour cet album, nous avons travaillé dur afin que notre style reste du pur Alice In Chains malgré cet événement tragique. Et Will DuVall, le nouveau chanteur, s'est bien intégré au groupe.

– En 2005, après neuf ans sans apparition en public, Alice In Chains est remonté sur scène à l'occasion d'un concert pour les victimes du tsunami. Etait-ce le déclic qu'il vous fallait?

– Oui, sans doute. Quand on nous a sollicités, nous avons accepté sans hésiter, car c'était pour la bonne cause. Le concert n'était pas centré sur nous, nous n'avions pas de pression. Mais lors de ce show, nous avons réalisé que nous avions toujours l'envie de monter sur scène, de jouer nos morceaux. C'est terrible à dire, mais sans le tsunami, nous n'aurions pas reformé le groupe.

Jeudi, dès 20h, Fri-Son, Fribourg.

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