Suisse: Sans nouveau poumon, Arta mourra bientôt
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SuisseSans nouveau poumon, Arta mourra bientôt

Gravement malade, la Bâloise de 16 ans attend désespérément un nouvel organe. Comme elle, plus de 1500 personnes sont en attente d'une transplantation en Suisse.

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daw/ofu/ats
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Arta attendait un nouveau poumon depuis un an.

Arta attendait un nouveau poumon depuis un an.

Instagram/artiproblems
Mais la Bâloise de 16 ans, qui a été hospitalisée dimanche passé (15 octobre 2017), n'a jamais perdu pas espoir.

Mais la Bâloise de 16 ans, qui a été hospitalisée dimanche passé (15 octobre 2017), n'a jamais perdu pas espoir.

Actuellement, plus de 1500 personnes sont en attente d'une transplantation, a rappelé le Professeur Franz Immer, directeur de Swisstransplant.

Actuellement, plus de 1500 personnes sont en attente d'une transplantation, a rappelé le Professeur Franz Immer, directeur de Swisstransplant.

La liste s'allonge toujours plus. En Suisse, plus de 1500 personnes attendent un nouvel organe pour pouvoir survivre. L'une d'entre elles s'appelle Arta. L'adolescente de 16 ans raconte son histoire sur son compte Instagram «artiproblems», suivi par près de 23'000 internautes. La Bâloise souffre de mucoviscidose, une maladie génétique menant notamment à des infections des voies respiratoires.

Arta se trouve sur la liste d'attente depuis un an. Or, le temps presse. Son état de santé s'est fortement dégradé au cours des dernières semaines. Elle se trouve actuellement à l'hôpital universitaire de Zurich et est branchée à une machine durant 20 heures par jour pour pouvoir respirer. «Pour être honnête, je ne reconnaît plus mon corps et mon esprit. Je ne pourrai plus quitter l'hôpital jusqu'à ce que je reçoive un nouveau poumon», écrit-elle sur le réseau social. Depuis dimanche, l'adolescente a été classée parmi les cas urgents.

«Abandonner n'est pas une option pour moi»

Nos collègues de «20 Minuten» ont pu interviewer Arta via WhatsApp. Elle n'a plus assez de force pour téléphoner. «Actuellement, je vais plus ou moins bien. Je suis affaiblie, mais j'espère que ça va jouer avec cette transplantation. Je n'ai pas besoin de plus.» Et d'ajouter: «Malheureusement, personne ne sait combien de temps je dois encore attendre. Mais abandonner n'est pas une option pour moi.»

En comparaison avec ses pays voisins, la Suisse a un taux de dons d'organes relativement bas. Notre pays compte 14,2 donneurs décédés par million d'habitants par an (moyenne 2012-2016). C'est deux fois moins que la France, l'Autriche ou l'Italie. Raison pour laquelle Arta soutient l'initative populaire, lancée mardi par une organisation de jeunes citoyens, la Jeune Chambre Internationale de la Riviera. Les initiants, soutenus par Swisstransplant, veulent modifier la loi pour que le consentement soit présumé.

Tous donneurs

Actuellement en Suisse, une personne qui souhaite donner ses organes doit le faire savoir proactivement. Avec l'initiative populaire «Sauver des vies en favorisant le don d'organes», les initiants souhaitent renverser la situation et inscrire le consentement présumé dans la loi.

«La loi indiquerait désormais que nous sommes tous donneurs d'organes et de tissus potentiels, sauf si nous avons exprimé notre refus de notre vivant», a expliqué mardi à Berne la JCI devant la presse. Concrètement, les personnes qui s'opposent à un don d'organes devront faire part de leur refus en s'inscrivant dans un registre national.

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