Aviation – Sans pièces détachées, la moitié des avions civils iraniens sont cloués au sol
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AviationSans pièces détachées, la moitié des avions civils iraniens sont cloués au sol

Faute de pièces détachées, surtout de moteurs, plus de la moitié de la flotte aérienne civile d’Iran est clouée au sol. Les compagnies aériennes appellent à l’aide le gouvernement.

Un Airbus A321 atterrit à l’aéroport de Mehrabad, à Téhéran. Il n’y a actuellement que 39 appareils opérationnels en Iran.

Un Airbus A321 atterrit à l’aéroport de Mehrabad, à Téhéran. Il n’y a actuellement que 39 appareils opérationnels en Iran.

AFP

«Le nombre d’avions immobilisés en Iran se monte à plus de 170, soit plus de la moitié de la flotte civile du pays, à cause du manque de pièces détachées, notamment de moteurs.» Cette déclaration émane d’Alireza Bakhor, vice-président de l’Association des compagnies aériennes d’Iran, dans un entretien à l’agence Irna, publié mercredi par le quotidien économique iranien «Financial Tribune».

«Nous espérons que l’une des priorités du gouvernement sera d’aider financièrement les compagnies aériennes, pour qu’elles puissent se fournir en pièces détachées, afin de remettre en état les avions au sol.»

Alireza Bakhor, vice-président de l’Association des compagnies aériennes d’Iran

Cette pénurie «a empêché les gens de profiter de la capacité réelle de notre flotte aérienne. Si cette tendance se poursuit, nous verrons encore davantage d’avions cloués au sol dans un avenir proche», a-t-il prévenu. «Nous espérons que l’une des priorités du gouvernement sera d’aider financièrement les compagnies aériennes, pour qu’elles puissent se fournir en pièces détachées, afin de remettre en état les avions au sol.»

Une moitié d’Airbus

Selon le «Financial Tribune», la flotte aérienne iranienne se compose actuellement de 39 appareils opérationnels, en majorité des Airbus. Après la levée des sanctions, en janvier 2016, à la suite de l’accord international sur le nucléaire iranien signé l’année précédente, Iran Air avait finalisé des contrats pour l’achat de 100 Airbus, 80 Boeing et 40 ATR.

L’Iran n’avait réceptionné que onze avions avant d’être frappé de nouvelles sanctions, en 2018, après le retrait unilatéral des États-Unis du pacte, selon le quotidien.

(AFP)

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