Transports – Sans smartphone, prendre le bus deviendra plus difficile
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TransportsSans smartphone, prendre le bus deviendra plus difficile

Les automates à billets tendent à disparaître. Ce qui pose problème à certains utilisateurs occasionnels.

par
Adeline Hostettler

Dernièrement, une Vaudoise s’est retrouvée en fâcheuse posture au moment de prendre le bus à Mézières (VD). «Je voulais aller à Lausanne. En arrivant à l’arrêt, j’ai été surprise de ne pas trouver d’automate. Ensuite, j’ai voulu parler avec le chauffeur pour prendre un billet, mais il a refusé de m’ouvrir, à cause du Covid. Il m’a laissée là et j’ai dû attendre le bus suivant», s’énerve-t-elle. Finalement, elle a pu arriver à destination grâce à un passant: «Il m’a expliqué qu’il fallait télécharger l’application Fairtiq pour prendre un billet.»

Voyager en règle est de plus en plus compliqué pour les personnes ne possédant pas de portable, en panne de batterie ou avec des limitations, comme c’est souvent le cas pour les téléphones professionnels.

Les Transports publics de la région lausannoise, qui comptent 30% de voyageurs occasionnels, ont prévu de supprimer d’ici à la fin de l’année la moitié de leurs automates (environ 300), car très peu utilisés. Quant à la vente à bord des bus régionaux, elle a été supprimée en 2020 à cause du Covid et n’a pas été réintroduite pour des raisons pratiques.

Bien qu’ils aient fait œuvre de pionniers avec le billet par SMS et l’app Fairtiq, les Transports publics fribourgeois ne prévoient pas de supprimer les automates. Deux tiers de leurs clients paient avec du cash, explique leur responsable de communication, Pierre Jenny. Les CFF, eux, disent vouloir maintenir des distributeurs dans toutes les gares.

La numérisation et la facilité de voyager qu’elle engendre sont «une très bonne nouvelle», se réjouit l’Association transports et environnement suisse.

Genève y songe

Les automates sont encore en fonction sur le réseau genevois, mais cela pourrait changer. ­L’objectif à l’horizon 2025 est de remplacer les distributeurs, ­expliquent les TPG. Plusieurs ­alternatives sont envisagées. Les e-billets représentent plus de 30% des ventes occasionnelles.

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