Tests et certificat Covid - Sans vaccin, la vie pourra vite devenir plus compliquée… et plus chère
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Tests et certificat CovidSans vaccin, la vie pourra vite devenir plus compliquée… et plus chère

Le Conseil fédéral a décidé de rendre payants tous les tests qui donnent droit au certificat Covid. Ce dernier pourrait à très court terme devenir obligatoire pour une large part des activités du quotidien.

par
Yannick Weber

Les décisions en bref

  • Les tests rapides pour les personnes sans symptômes deviennent payants dès le 1er octobre

  • Les tests pour les personnes avec des symptômes restent gratuits, mais même s’ils sont négatifs, ils ne donneront pas droit au certificat Covid

  • Le Conseil fédéral se garde le droit de déclencher l’extension de l’usage du certificat pour entrer dans les restaurants, bars, fitness, théâtres, cinémas, musées, lieux de loisirs, etc.

  • Les Suisses de l’étranger et les frontaliers sans assurance maladie peuvent désormais se faire vacciner gratuitement en Suisse

L’idée avait été lancée il y a deux semaines, elle est désormais confirmée: dès le 1er octobre, il faudra payer pour se faire dépister si l’on n’a pas de symptômes et obtenir ainsi un certificat Covid. Et que ceux qui pensaient feindre un mal de tête pour profiter d’un test gratuit en cochant la case «avec symptômes» se détrompent: ces tests-là ne donneront plus droit à un certificat.

Ne pas réagir trop tard

«Toutes les personnes souhaitant se faire vacciner ont eu la possibilité de le faire. Le Conseil fédéral considère donc qu’il n’est plus de la responsabilité de la collectivité de prendre en charge les tests des personnes non vaccinées», dit-il. Il prépare en outre un durcissement des mesures de lutte contre la pandémie avec l’extension de l’obligation du certificat Covid à toute une série de lieux, dont les restaurants, fitness, lieux de loisirs et pour les événements en intérieur.

«La situation change plus vite que ce que nous imaginions, les hôpitaux sont à nouveau sous pression», a dit Alain Berset lors de la conférence de presse. Le but reste toujours le même: «éviter la surcharge du système hospitalier, ajoute-t-il. Réagir quand les hôpitaux sont déjà surchargés mènerait à la catastrophe.»

Bundesrat

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20min/Stefan Lanz

«Dépend de la dynamique»

Mais quand cela va-t-il se produire? «On ne sait pas», a admis Alain Berset. Y aura-t-il un seuil à partir duquel cette extension sera mise en œuvre? «C’est bien le problème, ça ne dépend pas que d’un seuil, ça dépend aussi de la dynamique», dit le ministre, qui ajoute que la mesure ne sera prise «que si elle est absolument nécessaire».

«Le critère va être de dire: est-ce qu’il y a un risque que, dans deux ou trois semaines, on soit dans une situation où les hôpitaux sont submergés? Aujourd’hui, ça n’est pas le cas, mais ça peut aller très vite», dit-il. En clair: le certificat pourrait ne jamais être exigé à l’entrée d’un resto. Mais il pourrait tout autant l’être à très court terme.

Retrouvez notre suivi en direct de la conférence de presse sur ce lien

Presque du jour au lendemain

Formellement, le Conseil fédéral a ouvert une consultation auprès des cantons et des partenaires sociaux. Celle-ci se termine lundi 30 août. Dès ce moment là, la mesure devrait pouvoir être introduite rapidement «en cas de besoin», comme le formule le Conseil fédéral dans son communiqué de presse.

Encore des doses

Le Conseil fédéral a par ailleurs annoncé avoir signé un nouveau contrat avec Pfizer/BioNTech pour des doses de vaccin pour les années prochaines. «Le nouveau contrat porte sur une livraison annuelle de 7 millions de doses de vaccin en 2022 et en 2023, avec une option pour 7 millions de doses supplémentaires chaque année», détaille le gouvernement. La Confédération poursuit ainsi dans sa stratégie de focaliser son choix sur les vaccins à ARN messager, qui se montreraient les plus efficaces sur le marché et qui sont «bien tolérés» par la population en termes d’effets secondaires.

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