Actualisé 22.06.2015 à 04:35

ChiliSantiago en état d'urgence environnementale

Alors que la ville est étouffée par la pollution, les autorités prennent des mesures. Les organisateurs de la Copa America, eux, stipulent qu'aucun match ne sera suspendu.

Le niveau d'alerte maximal de pollution a été atteint à Santiago du Chili.

Le niveau d'alerte maximal de pollution a été atteint à Santiago du Chili.

La capitale chilienne devait être placée ce lundi en «état d'urgence environnementale», pour la première fois depuis seize ans à la suite d'un pic de pollution atmosphérique. Cette mesure devrait paralyser 40% du parc automobile de Santiago alors que s'y déroule la Copa America 2015 de football.

«Demain situation d'urgence environnementale», a annoncé sur son compte Twitter le gouverneur de Santiago Claudio Orrego, après trois jours consécutifs de «pré-alerte environnementale» en raison de niveaux critiques de pollution.

L'état d'alerte environnementale est la plus élevée prévue par la législation chilienne lorsque les niveaux de pollution dépassent le niveau 500 de particules fines dites PM 2,5 (dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres).

3000 entreprises à l'arrêt

L'action entreprise, la première de ce genre prise depuis 1999, paralysera 40% du parc automobile de Santiago et plus de 3000 entreprises et autres sources de contamination de la capitale chilienne, qui compte 6,7 millions d'habitants.

La suspension des cours d'éducation physique dans tous les collèges de Santiago et l'aménagement de voies exclusives de circulation pour les transports en commun figurent parmi les mesures prises par les autorités.

La situation géographique de la capitale chilienne, encaissée entre plusieurs collines, perturbe le renouvellement de son air, phénomène auquel se sont ajoutées ces derniers jours une raréfaction des pluies et de fortes températures pour la saison.

La Copa America se poursuit

Ces hauts niveaux de pollution surviennent alors que se déroule la Copa America de football, dont Santiago est la principale ville d'accueil.

Dimanche, alors que les indices de pollution étaient critiques, s'est déroulée à Santiago une rencontre capitale entre le Brésil et le Venezuela (2-1).

Lundi et mardi, aucune rencontre n'est prévue, bien que la majeure partie des sélections participant à la compétition soient concentrées dans la capitale chilienne.

La Confédération sud-américaine de football (Conmebol) stipule cependant qu'aucune rencontre de la compétition ne peut être suspendue au motif de la pollution.

pa/meb/mpd/plh (afp)

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