Colombie: Santos engage le dialogue avec les FARC

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ColombieSantos engage le dialogue avec les FARC

Le président colombien Juan Manuel Santos a annoncé mardi l'ouverture d'un dialogue avec les FARC, pour entamer des pourparlers de paix.

Juan Manuel Santos, le président colombien, annonce l'ouverture de discussions avec les FARC.

Juan Manuel Santos, le président colombien, annonce l'ouverture de discussions avec les FARC.

Le président colombien Juan Manuel Santos a annoncé mardi l'ouverture de négociations de paix historiques avec la guérilla des Farc. Elles auront lieu à partir d'octobre en Norvège, afin de tenter de mettre fin à près d'un demi-siècle de conflit.

«Je demande au peuple colombien de faire preuve de force et de patience. Il ne fait aucun doute qu'il est temps de tourner la page», a dit le chef de l'Etat au pouvoir depuis 2010.

Juan Manuel Santos a prévenu que le discussions avec la rébellion marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ne seraient «pas illimitées». «Cela devra se mesurer en mois, pas en années», a-t-il souligné.

«Sans haine ni arrogance»

L'accord conclu avec la guérilla est «différent» des précédents, a insisté le président colombien, précisant qu'il n'incluait «ni démilitarisation, ni arrêt des opérations militaires».

La perspective de ces discussions suscite chez les Colombiens l'espoir de mettre un point final aux violences, même si les échecs des gouvernements précédents laissent entrevoir un chemin difficile.

«Nous rejoignons la table des négociations sans haine ni arrogance», a affirmé le chef du groupe, Rodrigo Londono, plus connu sous son nom de guerre de Timochenko, dans une vidéo diffusée sur internet lundi. Plusieurs membres des Farc y évoquent les négociations en chantant et en jouant du bongo, tout en se moquant du président Santos.

Avec le deuxième groupe rebelle

Issues d'une insurrection d'origine paysanne et créées en 1964, les Farc, la principale organisation rebelle du pays, comptent encore, selon les autorités, environ 9'200 combattants, essentiellement repliés dans les régions rurales

La semaine dernière, le président Santos a annoncé que le gouvernement avait pris part «à des discussions exploratoires» avec les Farc qui pourraient déboucher sur des négociations officielles.

Il a indiqué que le deuxième groupe rebelle du pays, l'Armée de libération nationale (ELN), pourrait également participer aux discussions. Son chef Nicolas Rodriguez, s'est dit ouvert à un dialogue sans condition avec le gouvernement.

Obama salue l'ouverture des négociations

Le président américain Barack Obama a félicité mardi son homologue colombien pour l'ouverture de négociations de paix.

«L'administration Santos a démontré son ferme engagement dans la recherche d'une paix durable et d'une vie meilleure pour tous les Colombiens», indique M. Obama dans un communiqué saluant l'annonce d'un cadre de négociations entre le gouvernement colombien et les Farc.

(ats)

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