Sarah Meier prête à bondir sur l'occasion
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Sarah Meier prête à bondir sur l'occasion

TOKYO - Sarah Meier misera sur sa régularité à toute épreuve pour tenter de décrocher un accessit aux Championnats du monde de Tokyo, où elle entre en lice vendredi.

La Zurichoise ne maîtrise pas encore toute la palette des combinaisons, mais elle assure, la grâce en prime.

Preuve de son nouveau statut, la vice-championne d'Europe occupe une place de choix, juste après la championne du monde américaine Kimmie Meissner et la prodige japonaise de 16 ans Mao Asada, dans le luxueux magazine de présentation sur papier glacé publié par la Fédération internationale (ISU).

L'application et le brio de la Zurichoise cet hiver, avec sa victoire à la Coupe du Russie et son troisième rang à la finale du Grand Prix, lui valent d'occuper la première place au classement provisoire de l'ISU, qui lui vaudra 45 000 dollars si elle s'y maintient au terme de ces Mondiaux.

Pour cela, il lui faudra tenir en échec une ou l'autre des redoutables Asiatiques: les Japonaises Miki Ando et Mao Asada (qui pourrait devenir la première femme à plus de 200 points) ou la Sud-Coréenne Yu-Na Kim. Sarah Meier a du reste battu Ando à la finale du Grand Prix et n'a été devancée deux fois que de peu par Asada: «Cela me montre que ce ne sont pas des machines», relève la Zurichoise.

Elle rêve d'une médaille, en ajoutant que cela "serait une sensation". Yu-Na Kim, Asada, Meissner et la championne d'Europe italienne Carolina Kostner maîtrisent la combinaison triple-triple, contrairement à Sarah Meier. «Je la tente à l'entraînement, mais je ne me sens pas encore assez sûre pour la passer en compétition», précise la sextuple championne de Suisse.

La différence entre un triple-triple-double tel que celui présenté par Kostner aux Européens de Varsovie et le triple-double-double de Sarah Meier se chiffre à 2,2 points, un écart modéré mais susceptible de faire la différence.

(si)

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