Début de la saison: Sarah Meier veut casser son image trop lisse
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Début de la saisonSarah Meier veut casser son image trop lisse

En l'an I après Stéphane Lambiel, Sarah Meier porte seule désormais les espoirs du patinage suisse.

La Zurichoise lance sa saison ce jeudi en Chine, avec deux nouveaux programmes audacieux, censés casser son image de jolie et gentille patineuse un peu sage.

«Il me fallait changer quelque chose», a observé cet automne la fille de Bülach. Deux fois vice-championne d'Europe, en 2007 et 2008, mais incapable de rivaliser avec les meilleures Asiatiques et Nord-Américaines, Sarah Meier semblait avoir atteint un plafond. Certains juges et observateurs se lassaient de ses programmes un peu trop parfaits, lisses et joliment exécutés mais sans punch et pauvres en émotions.

Suffit-il de changer de programmes et de registre pour déclencher les passions? Si la personnalité ne suit pas, si le charisme fait défaut, la sanction menace. Mais Sarah Meier a le mérite d'essayer. Elle-même et son entourage promettent en tout cas deux nouveaux programmes pleins de fougue et d'allant, avec «Yellow River» pour le long et une samba paraît-il sensuelle pour le programme court.

Partir du bon pied

Pour son entrée en piste il y a trois semaines au Finlandia Trophy près de Helsinki - une compétition de deuxième niveau -, Sarah Meier était encore en rodage (3e). Mais en cette fin de semaine, jeudi et samedi à la Coupe de Chine à Pékin (Grand Prix), elle voudra faire mieux, condition indispensable pour monter sur le podium face à une concurrence plus relevée, et marquer ainsi des points en vue d'une participation à la finale du Grand Prix à Goyang (CdS) à mi-décembre.

En 2006 et 2007, , la Suissesse avait hypothéqué ses chances en terminant à chaque fois 4e de son premier Grand Prix de la saison. Cette fois, elle veut monter le niveau d'un cran pour aborder sereinement l'épreuve suivante, à Moscou du 20 au 23 novembre, et se hisser parmi les six finalistes du Grand Prix.

Rittberger réhabilité

La Zurichoise n'a toujours pas incorporé de combinaison triple-triple à son répertoire. Mais elle a amélioré son flip et, surtout, présente à nouveau le triple boucle (rittberger), qu'elle avait délaissé pendant quatre ans. Le contenu technique de ses programmes s'annonce supérieur aux précédents. Reste à le maîtriser: en Finlande, Sarah Maier avait chuté sur son rittberger lors du programme court.

En Chine, elle retrouvera les perles Asiatiques Miki Ando (Jap) et Kim Yu-na, respectivement championne du monde en 2007 et médaillée de bronze des Mondiaux 2008. Mais aussi les Finlandaises Susanna Pöykiö et surtout Laura Lepistö, qui l'avait devancée au Finlandia Trophy le mois dernier. Ashley Wagner, 3e des Championnats des Etats-Unis, aura aussi quelques arguments. Pour Sarah Meier, en cette saison pré-olympique, c'est maintenant ou jamais.

(si)

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