Etats-Unis: Sarah Palin appelle Obama à boycotter Copenhague
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Etats-UnisSarah Palin appelle Obama à boycotter Copenhague

L'ex-candidate à la vice-présidence des Etats-Unis, Sarah Palin, a exhorté mercredi le président Barack Obama à boycotter la conférence sur le climat de Copenhague dans une tribune publiée dans le Washington Post.

«Ce qu'Obama espère vraiment ramener de Copenhague, c'est plus de pression pour faire voter la proposition de loi des démocrates sur la réglementation des gaz à effet de serre. C'est une stratégie politique», écrit Sarah Palin qui formait en 2008 un ticket avec le candidat républicain John McCain. «Le président devrait boycotter Copenhague».

La Chambre des représentants a adopté en juin un projet de loi démocrate qui prévoit de réduire les émissions de CO2 aux Etats-Unis de 17% d'ici à 2020 par rapport à 2005. Un texte similaire déposé au Sénat prévoit une baisse de 20% de ces émissions, mais ne devrait pas être adopté avant 2010.

«La dernière chose dont l'Amérique a besoin c'est d'une législation malveillante qui va augmenter les taxes et faire du mal à l'emploi», poursuit-elle.

«Les politiques (...) qui sont mises en avant à Copenhague ne vont pas changer le temps qu'il fait mais elles vont changer notre économie et pour le pire», écrit-elle. Dans sa tribune, Mme Palin s'attarde sur le «climategate», cette affaire née de courriels piratés dans lesquels on soupçonne des climatologues réputés de l'université d'East Anglia, en Grande-Bretagne, d'avoir masqué des données contredisant le réchauffement planétaire.

«Ce scandale remet en question les propositions qui sont avancées à Copenhague», dit Sarah Palin, dont les mémoires publiés le mois dernier, «Virer rebelle», se sont hissés en tête des ventes de livres aux Etats-Unis.

M. Obama a fait savoir qu'il assisterait à la conférence de Copenhague le 18 décembre pour la dernière journée du sommet, afin de participer aux ultimes négociations avec les autres dirigeants mondiaux. (afp)

«Le processus s'accélère»

Au sommet de Copenhague sur le climat, plusieurs éléments permettent de croire à «un résultat aussi ambitieux que possible» à l'issue des débats, qui se révèlent «sérieux» et «à la mesure de l'enjeu», estime José Romero, chef adjoint de la délégation suisse.

Les dirigeants de l'Union européenne (UE) doivent notamment tenter de s'entendre jeudi et vendredi à Bruxelles sur une aide immédiate de 2 milliards d'euros par an dès 2010 aux pays pauvres afin de stimuler la conférence de Copenhague.

A l'instar de l'UE, la Suisse prévoit de faire passer ses objectifs de réduction des émissions pour 2020 de 20 à 30% si d'autres pays industrialisés suivent et si les pays émergents s'engagent substantiellement. Elle défend également le principe du pollueur-payeur.

La situation a d'ores et déjà «radicalement changé» depuis que la venue à Copenhague du président américain et du premier ministre chinois est confirmée.

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