Actualisé 26.11.2014 à 10:44

France

Sarkozy dérape sur les origines de Rachida Dati

L'ancien président de la République a créé une nouvelle polémique en justifiant la nomination de sa ministre de la Justice par ses ascendances maghrébines.

François Bayrou, président du MoDem, a accusé mercredi Nicolas Sarkozy de diviser les citoyens en «catégories» selon l'origine, après que l'ex-chef de l'État a justifié par ses ascendances maghrébines la nomination de Rachida Dati au ministère de la Justice. En meeting mardi soir à Boulogne (Hauts-de-Seine), Nicolas Sarkozy a expliqué son choix pour le ministère de la Justice en 2007: «je m'étais dit que Rachida Dati, avec père et mère algérien et marocain, pour parler de la politique pénale, cela avait du sens», pour représenter «la France dans sa diversité».

«Lorsque vous parlez toujours des origines et de la couleur de la peau, d'une certaine manière, vous faites des catégories différentes de citoyens et ce n'est pas ma vision des choses», a réagi le maire de Pau, interrogé par i TELE sur ces propos de l'ex-président. «Je pense que ce que la France a de plus important, c'est de regarder les gens non pas en fonction de leur origine, mais la citoyenneté qu'ils portent», a commenté le dirigeant centriste.

Sarkozy «trahi» par ses attitudes

Relancé sur les sifflets contre Alain Juppé samedi à Bordeaux, le président du MoDem a répondu à Nicolas Sarkozy qui déclare mercredi dans le Figaro: «beaucoup - en Aquitaine peut-être plus qu'ailleurs - ont été ulcérés par le fait que François Bayrou se mobilise pour faire élire François Hollande puis utilise les voix de la droite pour devenir maire de Pau». «On voit bien que c'est une échappatoire», a rétorqué le Béarnais.

«Je n'ai jamais utilisé les voix de personne», mais proposé «un rassemblement qui allait en effet de la droite à une partie de la gauche». «L'UMP a décidé librement, et contre ses chefs nationaux, de se joindre à ce rassemblement et nous avons fait les deux tiers des voix». Pour lui, le responsable de la défaite de Sarkozy en 2012, ce sont «ses attitudes, sa manière d'être», «le fait qu'il tournait la loi ou acceptait qu'on la tourne», son choix «d'une ligne de division du pays». (afp)

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