Actualisé 07.04.2012 à 13:52

Présidentielle française

«Sarkozy est mal placé pour faire des leçons»

François Hollande a rejeté samedi les leçons de gestion budgétaire du candidat Nicolas Sarkozy, en lui rappelant la perte du triple A sous sa présidence.

Le candidat socialiste à l'Elysée François Hollande a estimé samedi que Nicolas Sarkozy était mal placé pour lui donner des leçons de gestion des comptes publics, rappelant que c'était sous sa présidence que la France avait perdu son triple A.

Lors d'un déplacement en banlieue parisienne, le candidat PS a répondu sèchement à son adversaire de l'UMP, selon lequel une victoire de la gauche plongerait la France dans les abysses des déficits, avec des conséquences similaires à celles constatées en Grèce ou en Espagne.

«Nicolas Sarkozy est bien mal placé pour faire des leçons à qui que ce soit», a rétorqué François Hollande lors d'une étape aux Ulis (Essonne). «Il a creusé tous les déficits», a-t-il accusé, énumérant les déficits de l'Etat, du commerce extérieur, de la Sécurité sociale et de l'Unedic.

«Et il viendrait nous dire qu'il pourrait être une solution pour le pays? Il a été un problème pour la France!», s'est offusqué M. Hollande.

«C'est sous sa direction que la France a perdu son triple A», a dit le candidat socialiste du président sortant qui brigue un second mandat. «Quand on a été dégradé, on ne vient pas remettre des médailles de gestion aux uns ou aux autres, ou des mauvaises notes à ses concurrents».

«Mais c'est la méthode de Nicolas Sarkozy», a observé François Hollande. «Plutôt que de battre sa coulpe, il va toujours chercher celle des autres. Eh bien, il ne trouvera pas la mienne!».

Hollande retient son humour «par charité»

Interrogé par la presse aux Ulis sur le fait qu'il semble parfois dans cette campagne jouer un rôle et ne pas se lâcher, M. Hollande a répondu: «Je ne dois pas me lâcher en particulier. Je dois être moi-même. Je ne veux pas jouer un rôle. Je n'en ai aucun aujourd'hui, si ce n'est d'être candidat à l'élection présidentielle.»

«Je suis ce que vous voyez. Je n'ai pas d'artifice, je n'ai pas besoin de me travestir, de m'habiller dans un personnage. Je suis ce que je suis, simple, direct, libre», a-t-il fait valoir. «Et si je retiens parfois mon humour, c'est par charité pour le candidat sortant!» s'est-il exclamé.

M. Hollande a fait remarquer que si Nicolas Sarkozy était venu, «il y aurait beaucoup de CRS, beaucoup de policiers parce que ça lui est beaucoup plus difficile de circuler». «Eh bien moi, je souhaiterai, si je deviens président, pouvoir circuler aussi facilement que je le fais aujourd'hui et n'avoir rien à craindre», a-t-il ajouté. (ap/afp)

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