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FranceSarkozy pose des conditions strictes pour les stock-options

Les dirigeants d'entreprise «ne pourront plus se voir attribuer des stock-options ou un dispositif équivalent si les autres salariés ne bénéficient pas d'un système de stock-options, d'actions gratuites, d'intéressement ou de participation dérogatoire».

Le gouvernement français l'a annoncé à l'issue du conseil des ministres

Un amendement en ce sens sera ajouté par le gouvernement au projet de loi sur les revenus du travail examiné au Sénat le 27 octobre.

Par ailleurs, précise l'Elysée dans un communiqué, le gouvernement «souhaite que les conseils d'administration des entreprises concernées adhèrent formellement aux recommandations» formulées lundi par le MEDEF «avant la fin de l'année 2008 et veillent à leur application rigoureuse. A défaut, elles seraient reprises dans un projet de loi dès le début 2009».

Lundi, le MEDEF avait présenté un code de «bonne gouvernance» qui prévoit notamment d'encadrer strictement les stock-options et des «retraites-chapeau». En vertu de ce code, les dirigeants ne pourront toucher plus de deux ans de rémunération sous forme d'indemnités de départ, et devront y renoncer en cas d'échec.

Le MEDEF assure que son comité d'éthique du MEDEF a planché depuis plusieurs mois sur ce code. Il répond en tout cas très précisément aux demandes de Nicolas Sarkozy, qui avait demandé la fin des «parachutes dorés» et de nouvelles règles de gouvernance pour ce mardi. (ap)

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