Sarkozy: «travailler plus pour gagner plus»

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Sarkozy: «travailler plus pour gagner plus»

Nicolas Sarkozy a expliqué vendredi qu'il laisserait les salariés de chaque entreprise choisir dans les 15 premiers jours de l'année s'ils veulent «travailler plus pour gagner plus».

«Je réfléchis sur un système (...) où on pourrait le premier janvier de chaque année ouvrir une période de discussion de 15 jours dans chaque entreprise», a déclaré le candidat UMP lors d'une rencontre avec des salariés d'une petite entreprise de la Vienne. Nicolas Sarkozy était venu sur les terres de Ségolène Royal en compagnie de l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin.

Les salariés qui veulent travailler au delà de la durée légale de 35 heures exprimeraient leur choix durant l'ouverture de ce «guichet». Ceux qui veulent rester à 35 heures pourraient le faire.

«Je tiens beaucoup à ce ça se fasse sur la base du volontariat», a souligné M. Sarkozy, partisan d'une «société du libre choix».

«Je ne veux pas qu'on puisse dire que dans une entreprise on est obligé. Il y a une durée hebdomadaire de 35 heures, nous voulons la liberté. La liberté de travailler plus, ce n'est pas l'obligation de travailler plus», a estimé le candidat UMP. Il a précisé que cette proposition serait débattue avec les partenaires sociaux s'il était élu.

Nicolas Sarkozy a présenté aux salariés de l'entreprise Rapid'Prefa, créée en 2005 et spécialisée dans la fabrication d'armatures pour béton, sa proposition d'assouplissements à la loi sur les 35 heures. Le candidat UMP souhaite que les entreprises soient exonérées de charges sociales et que les salariés ne paient pas d'impôts, y compris la contribution sociale généralisée (CSG), sur les heures supplémentaires.

Cette proposition a été bien accueillie par les salariés de cette petite entreprise de 13 salariés, qui travaillent 40 heures par semaine. «Quarante heures, cela ne me gêne pas», a dit Giovanni, maçon-coffreur. «Mais il faut que le salaire puisse suivre derrière.»

Interrogé par un salarié venu du département voisin de la Haute-Vienne pour travailler dans l'entreprise, Nicolas Sarkozy a promis un «statut dérogatoire» aux règles fiscales et administratives pour encourager la mobilité. «On dit aux Français il faut être mobiles et tout est fait pour les empêcher d'être mobiles», a-t-il déploré. Ainsi, «quand vous remboursez par anticipation votre emprunt si vous achetez votre maison, votre appartement, que votre boîte ferme, et que vous êtes obligés de vendre la maison, vous payez une surprime», et «vous perdez 5% de droits d'enregistrement à chaque fois». (ap)

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