Sarkozy va accélérer le tempo à partir de lundi
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Sarkozy va accélérer le tempo à partir de lundi

POINTE-A-PITRE - Nicolas Sarkozy va accélérer encore le rythme de sa campagne.

A partir de lundi, le candidat UMP, libéré ce jour-là de ses obligations de ministre de l'Intérieur, va faire un déplacement de terrain chaque jour.

«Je vais multiplier les occasions de rencontre avec les Français le plus simplement, le plus directement, le plus paisiblement possible», a expliqué le candidat UMP lors de son déplacement jeudi et vendredi aux Antilles.

«Je veux les écouter, discuter avec eux, faire des propositions», a ajouté M. Sarkozy. Le candidat, qui sait qu'il inquiète encore beaucoup de Français, y compris dans son électorat, entend mettre les bouchées doubles pour séduire.

Sitôt terminée la passation des pouvoirs avec François Baroin, son successeur désigné place Beauvau, M. Sarkozy partira donc pour une tournée de deux jours en Provence, selon son entourage. Il ira dans le Vaucluse lundi après-midi, dormira aux Baux-de-Provence et sera à Marseille mardi. Ces déplacements de deux jours sur le terrain pour permettre au candidat de s'immerger plus longtemps dans la «France d'en bas», vont se multiplier d'ici le 22 avril.

Comme par hasard, la candidate socialiste Ségolène Royal effectue depuis quelques semaines des tournées similaires. Elle était justement en fin de semaine en Provence. François Bayrou est lui aussi tous les jours sur le terrain.

Mercredi, le candidat UMP sera en meeting à Lille, où il pourrait recevoir le soutien tant espéré du ministre de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo, qui se fait toujours désirer. Il devrait enchaîner jeudi par un autre déplacement dans l'Indre et vendredi par une réunion publique à Nice.

A travers ces déplacements quotidiens, M. Sarkozy entend compenser sa moindre exposition médiatique depuis l'entrée en vigueur mardi de la règle d'égalité de temps de parole des candidats à la télévision et à la radio.

Mais il s'agit surtout pour le candidat UMP de mobiliser son électorat et l'appareil de son parti, sur lequel il compte pour la dernière ligne droite pour faire la différence. «Le PS n'est pas derrière Ségolène Royal et l'UDF, ça n'existe pas. Moi, c'est maintenant que j'ai besoin de l'UMP», a expliqué M. Sarkozy dans l'avion qui l'amenait en Guadeloupe.

Le candidat a réuni cette semaine les cadres et les parlementaires UMP pour leur demander de le relayer davantage sur le terrain. Pas moins de 30 réunions semi-régionales avec des orateurs tels que Jean-Pierre Raffarin, François Fillon et Michèle Alliot-Marie, 137 réunions départementales et 900 réunions locales sont programmées d'ici le 22 avril.

Si M. Sarkozy est annoncé partout dans ce dernier mois de campagne, il est un endroit où il ne prévoit plus de se rendre, la dalle d'Argenteuil (Val d'Oise). Le retour du candidat là où le ministre avait fustigé la «racaille» le 25 octobre 2005, pourtant annoncé, est de plus en plus improbable. «Je n'ai pas envie de retourner à l'endroit où la gauche me donne rendez-vous», explique M. Sarkozy, qui redoute les conséquences dans les urnes d'un éventuel incident.

(ap)

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