11.06.2019 à 20:43

Vaud

Sauvé par son casque, il bouleverse le monde entier

Un cycliste miraculé fait le buzz grâce à l'image de son casque sectionné après un accident. Clair et net, le message passe bien.

de
Francesco Brienza
Cette photo de Nicolas Hemmer a été vue près de 1,4 million de fois.

Cette photo de Nicolas Hemmer a été vue près de 1,4 million de fois.

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Vingt-et-une côtes cassées, quatre vertèbres, les deux omoplates et une clavicule aussi, un double pneumothorax, et une oreille à moitié arrachée. C'est le lourd bilan médical de Nicolas Hemmer après un accident de vélo le 1er mai, près de Morges. «Mais grâce au port du casque, je suis vivant», souffle-t-il. Un casque qui a pris cher dans le choc puisqu'il a été littéralement coupé en deux. «Quand on me l'a montré, j'étais aux soins intensifs, se souvient l'ex-sapeur pompier volontaire. Mais j'ai tout de suite compris que je devais en faire quelque chose pour sensibiliser les gens. La prévention, c'est toute ma vie.»

Mission accomplie. Son histoire a été lue près d'1,4 million de fois sur les réseaux sociaux. «Elle a été montrée dans les écoles au Québec et en Guadeloupe, se réjouit le trentenaire, du genre très actif. C'est complètement fou! J'ai reçu des milliers de messages de soutien du monde entier.»

Aujourd'hui, le passionné de cyclisme en a encore pour une dizaine de jours d'immobilisation. Grâce à son tempérament de battant, la récupération se passe plus vite que prévu. Mais bientôt, de nouvelles batailles l'attendent. Les longues semaines de rééducation et le volet juridique qui s'ouvrira suite à l'enquête. En attendant, il se prépare à un été plus tranquille que d'habitude. Avec son casque-souvenir qui «trône» au salon. «Juste pour me rappeler à quel point je lui suis reconnaissant, et à quel point la vie ne tient qu'à un fil!»

Fausse bonne idée

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la plupart des associations de cyclistes s'opposent à l'obligation du port du casque. Selon PRO VÉLO Suisse, son introduction dans certains pays étrangers «a mené partout à un recul massif de l'utilisation du vélo (ndlr: environ 30% en Nouvelle-Zélande), et donc à un danger accru pour les cyclistes restants». De plus, la surestimation de l'effet protecteur du casque pourrait inciter certains à encourir des risques plus importants.

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